[Forum Archive] Jeu de rôle d'interprétation sur forum, concernant un monde futuriste et post-apoalyptique
 
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La Voix de Babylon
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Date d'inscription : 10/10/2007

MessageSujet: Description   Sam 13 Oct - 23:55

A toute description son commencement. Quand c’est celle d’un lieu, cela se fait naturellement par l’entrée. Embêtés que nous sommes qu’il y en est trois. Trois entrées, trois sorties, pour trois raisons, types de personnes différentes. En journée, durant la matinée où l’après-midi, seul les portes vitrées en demi-teinte peuvent être poussées pour pénétrer dans ce qui pourrait être un bar ou un pub un peu spécial. Le bar en zinc est bien présent comme de juste, les hautes chaises au comptoir aussi, les tables rondes et carrées, les canapés et les sièges. Rien que de très classique à part si l’on prend garde à l’agencement, au choix des couleurs et des formes, des lumières. Blanc, noir, bois sombre et métal, bois doré et mosaïque aux tons chauds, comme les tissus, bois blanc et bronze. Le tamis des lumières diminue le contraste de l’ensemble et lui donne des airs d’intemporalité. Qu’il fasse beau ou moche dehors, l’intérieur de l’Orpheus lui semble inchangé. Le lieu a été pensé pour que lumières et ombres tombent fort opportunément sur certains endroits. De même, le mur opposé à l’entrée et l’un des adjacents sont bordés d’une estrade peu élevée gardée de balustrade de bois plus travaillé qu’il n’y paraît au premier abord. Mais ainsi il existe des places très prisées par certains permettant de pouvoir observer l’ensemble des occupants du bar sans être très repérable soi-même, ou bien tout simplement de profiter d’une tranquillité appréciable, ou encore inversement de s’afficher ostensiblement. Lieu de faux-semblants déjà. Chaque détail laissant entendre aux observateurs le perfectionnisme pointilleux du propriétaire, il n’est pas dit que vous ne déceliez pas de symbolisme dans certains entrelacs ou représentations qui font les ornementations.

Au centre de cette première pièce, un premier escalier plonge vers la cave et la boîte de nuit proprement dite. La salle n’est ouverte qu’à partir d’une certaine heure de la nuit. Mais ne peuvent entrer par cet escalier que les clients « habitués », les bénéficiaires de tarifs spéciaux pour certaines soirées, des invités. En effet il aurait été fort peu agréable de voir le pub envahi par la foule nocturne désireuse de passer sa nuit ici avant qu’elle ne pénètre enfin dans la salle. Non pour le commun des mortels, il faut passer par la deuxième entrée un peu plus loin dans la rue, l’escalier plongeant passe alors devant un vestiaire pour ceux qui en ressentent le besoin. Contrairement au premier, qui offre une arrivée très visible, celui-ci ne s’élargit que peu (quand bien même sa taille reste suffisante pour ne pas créer de gêne) et atterrit, juste après les toilettes (spacieuses comme le veut la nécessité) sur une nouvelle estrade en L, du même type que celle se trouvant au-dessus, mais plus élevée et nettement plus grande. C’est alors une profusion de sièges et de tables en tous genres qui soient confortables, tous différents et en même temps étrangement tous assortis, jusqu’aux sofas, causeuses et canapés formant presque des salons ouverts. Près du bord la vue est imprenable sur la grande piste de danse, ici et là parsemée de petites scènes plus ou moins élevées destinées à des danseurs/ses professionnels, même si elles sont la plupart du temps accessibles au bon vouloir de clients désirant exhiber leurs propres prouesses corporelles. Dans le fond une scène offre parfois un divertissement en plus, cachant des loges à l’arrière pour d’éventuels artistes se présentant dans la soirée. A sa droite le bar paraît nettement plus long que son congénère du rez-de-chaussée. Et pour cause, la clientèle est plus nombreuse, et beaucoup préfère ne pas attendre de se faire servir. Quoi qu’il en soit, la musique, les lumières changeantes et la décoration ici ne font qu’encourager les états seconds, désinhibés et autres, saouler les sens de différentes façons selon l’endroit où vous vous trouvez, il y règne souvent une sorte de langueur hallucinée qui a fait ses preuves auprès d’une bonne part de la population nocturne et été montrée du doigt par l’Amariah, et ceci même si vous vous trouvez dans l’endroit le plus éloigné de la piste, là où des sortes de box ont été aménagées pour plus d’intimité ou de tranquillité.

Nous avions dit trois entrées. La dernière passe par la ruelle arrière en principe destinée à entasser les bouteilles et autres, mais toujours bien entretenue. Si elle n’était au départ utilisée que par les employés, le gérant a trouvé bon d’en offrir l’usage à quelques bons payeurs qui désiraient une certaine… discrétion. Cette porte donne sur un couloir et un escalier donnant lui-même accès aux étages, à l’arrière boutique, sans que cela soit accessible aux clients en question. En revanche la porte du fond leur est ouverte, donnant elle-même sur le rez-de-chaussée dans un coin de la salle, juste à côté d’un escalier étroit en fer et en colimaçon, une fois de plus principalement utilisé par les employés. Celui-ci débouche dans la boîte de nuit derrière le premier escalier qui le masque presque complètement. Reste alors le choix entre pénétrer dans la boîte elle-même ou bien profiter de l’espèce de la mezzanine vitrée surplombant une petite partie de la piste et de l’estrade réservée à ce que M. Bétser appelle ironiquement les VIP et offrant un panorama parfait sur l’ensemble. Être admis sur cet entresol garantit également le meilleur service qui soit.
L’ensemble, pièces, entrées, escaliers, est gardé en permanence par des videurs dont l’expérience n’est plus à prouver et que le gérant a parfois recruté parmi les propres mômes qu’il côtoyait anciennement. Les rixes ne sont pas admises ici, à moins qu’elles ne soient dirigées contre un membre de l’Amariah. Les bonnes excuses ne sont pas si difficiles à trouver alors.
D’ailleurs la question commence même de se poser pour ouvrir la boîte de nuit plus longtemps, ouvrir plus tôt, peut être, le succès s’y prête bien, le lieu est devenu une référence en matière de musique, de danse, de divertissements en tous genre, de classe aussi.

Les étages comprennent les bureaux, de comptabilité, administration, direction, les appartements du propriétaire et trois chambres pour les employés préférant dormir sur place.

Exemples de produits proposés aux Lamias :
Les classiques mélanges d’alcool et de sang, du sang enrichi ou appauvri en fer, gazéifié, suroxygéné ou désoxygéné, de pâteux à parfaitement liquide en passant par l’invention de l’hémarguilé, étrange objet ressemblant à un narguilé dans le ventre duquel le sang est chauffé, à consommer simplement liquide pour ceux qui se contentent de le garder à température corporelle ou de fumée pour les personnes préférant tenter de l’apprécier sous forme de fumée rougeâtre, grâce à l’ébullition du sang et à la combustion lente de végétaux. Inutile de s’étendre sur les amuse-gueule pour accompagner l’apéritif, ou sur l’étonnante variété de boisson glacée à base de plasma ou d’hématies.
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