[Forum Archive] Jeu de rôle d'interprétation sur forum, concernant un monde futuriste et post-apoalyptique
 
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 Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)

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Eltanin
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MessageSujet: Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)   Sam 13 Oct - 21:18

La nuit, sombre silhouette féminine qui enlace le monde. Elle étend son manteau constellé sur l'orbre ronde qu'est la terre. Un pan s'égare, fouette et éveille les noctambules. Il est de ceux là, son regard est clair, sa fenêtre de son esprit ouverte aux chants des étoiles. Délicats, fines lianes serrant un tissus, Eltanin caresse un verre, le débarrasse de ses impuretés pour ne laisser voir que la transparence. Il est seul, comme souvent, il savoure cette méditation. La nébuleuse de ses pensées s'agite doucement, ronronne comme un félin alanguit, couché, apaisé. La roche pulse doucement sous les battements de son coeur. La falaise rêve un peu, la glace de ses yeux perdue dans le néant. Le silence règne, il l'écoute religieusement, les murmures éthérés du dehors lui parviennent par vague cotonneuses, sons ouatés qu'il perçoit. Sur ses lèvres, un pli étrange, mélange de cynisme et de chaleur, accentué pour accueillir sans servir.

La crête frémit légèrement, bientôt les conversations briseront cet instant hors du temps, bientôt, il s'habillera d'illusions pour bercer les imaginations fébriles. La montagne entamera sa danse pour séduire et charmer, ses lignes brutes se balanceront à la musique des désirs. De leur envies. La satisfaction est son domaine, il ignore comme il contente. Il est maître d'orchestre de ces envies étalées devant ses yeux glaces...Juste un grincement qui déchire le silence, il pose le verre si délicatement, si doucement...
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Mirahil
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MessageSujet: Re: Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)   Sam 13 Oct - 21:19

La vampire avance, Lamia par excellence dans ses habits de velours et de cuir. Hors de l’espace temps, hors de la vérité, empreinte du silence elle arpente les rues. Les regards se portent sur son corps presque dénudé, ses habits sombres ne sont que pour faire écran, image, l’habillé de puissance, et un semblant de pudeur. Pourtant ce sentiment ne l’a jamais touché … Enfant des rues elle connaît chaque silence qui cache une attaque, mais cette nuit la violence reste au tapis, tranquillité est trop puissante … Personne ne l’approche sous son voile de femme, elle semble plus monstrueuse encore, si seulement un sourire déchirait la pâleur de son visage, les hommes s’approcheraient d’elle … C’est ce qu’ils s’imaginent fous, la Lamia est bien pire souriante, car son sourire ne peux être vrai alors qu’elle marche silencieuse, dans les rues les souvenirs l’affligeant …

Elle a été enfant autrefois l’immortelle puissante en habit de prostituée. Elle a été petite fille même si rien dans ses yeux ou dans son visage ne le laisse devinée … L’enfance fut trop rude peut-être … C’est un secret, un secret entre les lèvres d’une murmure … Des lèvres que l’on ne peut ouvrir, il n’y a pas de sceaux à briser … Elles sont closes …


Bientôt le Sheol Bar … Pourquoi ici ? Elle ne sait pas, le lieu ne lui semble pas très désagréable ce sont ses pas qui l’y ont amené … Elle ouvre la porte, doucement, très doucement et cherche une présence des yeux. Pourtant Mirahil ne craint rien, son nom est de ceux qui n’existent pas, ses rêves sont inconnus du monde, sa fonction est avalée pour une autre. Mais son instinct lui dicte à chaque pas d e découvrir l’autre de chercher le coupable, le tueur le fourbe, l’agent secret …

La femme s’engouffre dans le bar, elle a besoin de sang se soir, elle a faim et nul calice ne lui appartient, songeuse elle se demande si un jour elle en aura un …. Ce serait plus simple, mais plus compliqué à le fois, et Mirahil ne sait si son réel désir est d’avoir un esclave à ses bottes…

Il y a un homme, des cornes dans sa chevelure, elle le jauge du regard quelques secondes, l’analyse, la porte se referme en grinçant … Il pose son verre délicatement … Tranquille, elle sens qu’elle ne craint rien de lui … où elle espère plutôt …. Elle est fatiguée, exténué, et même si son visage ne le fait ressentir elle a l’impression d’être au fond du trou … Un abîme sans fond, où elle jette ses yeux et les perd pour aussitôt les retrouver quand elle cherche de chercher … A trop regarder au fondement de son existence, elle a peur de trop perdre. Elle aime tant son existence calculée, le silence de son nom, la couleur du murmure, son secret, son si beau secret … C’est juste que cette nuit elle est fatiguée, elle a faim, elle ne sait que faire …. C’est juste que cette nuit elle se sens seule, elle qu pourtant viens de quitter le lit luxueux d’un homme …
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Eltanin
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MessageSujet: Re: Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)   Sam 13 Oct - 21:19

Le granit se fige, arrête toi. Les rêves s'éffeuillent lentement entre les failles rocheuses du Titan de pierre. Le calme se brise telle l'écume sur la force brute, Eltanin, Atlas, Titan, tourne les orbes vides, les billes de glace sur l'écume...

Frêle enfant écrasée par l'ombre immense d'une falaise immuable. Atlas défait l'étreinte de ses doigts sur le cristal, le verre n'a pas cédé, il reste dressé en roi sur l'ébène du comptoir. La glace ne trouble pas la surface tranquille de son regard. La falaise se fendille d'un sourire étrange. Bizarrerie qu'Atlas qui sourit. Le dé de son esprit est lancé par une main puissante...Il roule, il roule, si vite, si fort et s'arrête.

La montagne plie, se courbe alors qu'il se saisit d'un second verre. La vapeur du lave vaisselle jette un voile de brume sur son visage de pierre, Pan s'éveille doucement, il porte sa flûte a sa bouche, gonfle ses joues et s'elève la mélodie de ses illusions.

-Bonsoir, entrez et installez vous, il est encore tôt, mais je ne suis pas contre avoir un peu de compagnie.


Notes graves et rocailleuses que Pan distille, il sautille de roche en roche, joyeux et farceur, gambade et taquine. L'écume semble faible, le soupir de Notos la abandonné, elle s'échoue sans force sur les crêtes abruptes des falaises. Sa fougue s'en est allée...
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Mirahil
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MessageSujet: Re: Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)   Sam 13 Oct - 21:20


Il a des cornes l’homme qui lui parle, et ses mots sont une mélodie qui s’enchaîne, grave …. Mirahil aime les voix grave, leur puissance, leur secret, l’intime de leur timbre … Elle se laisse envoûter quelque instants par la voix mélodieuse. Elle aimerait tant dormir, la murmure s’en rend compte maintenant. La lumière du bar au lieu la réveiller la rend plus fragile encore. L’écran de son visage chancelle, il va se briser bientôt pour laisser passer son humanité …
Il craque, se meurt, agonise, elle cache la fin de ses cheveux sombres, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle s’avouera faible …

Elle est si fatiguée, elle tient a peine debout, le poids du monde semble s’être écrouler sur elle, violemment, sans préavis …

Un miroir elle se regarde, son visage a perdu de sa froideur, ses yeux brillent, néant d’un monde, abîme sans fond. Elle aimerait s’allonger s’endormir, ici tout de suite, mais elle a faim alors la vampire s’assoit sur un tabouret, doucement comme pour ne pas tomber et murmure :



« Je voudrais du sang ….
Juste un peu de sang …
Brûlant …
Ardent …
Du sang dans mon froid pour me réveiller un instant … »




Du sang dans sa gorge, le venin obsessant, son esclavage violent. Elle pourrait sauter sur l’homme et lui voler ce liquide délicieux qu’elle sent battre dans son cœur …

*Bordel ! Réveille toi ! Qu’est-ce qui t’arrive ?
Folle réveille toi !*


Quelque chose ne va pas, cette torpeur, le froid qui l’envahit, la fatigue trop harcelante qui lui semble incandescente. Mais Mirahil reste immobile et si son regard suit presque amoureusement le barman elle ne tentera rien pour le voler, il a une si belle voix … Et si elle n’est pas dans son état normal, elle n’est tout de même lucide, juste un peu …

La torpeur est douce, enivrante, agréable, violente... Un enchaînement de couleur de mots de sons, d’odeurs, de souffrances, de bonheur … Mirahil réfléchit, cela fait trop longtemps qu’elle ne s’est pas laisser se nourrir, pas le temps, pas l’envie … L’homme d’aujourd’hui était décidément trop laid, elle se promit de ne plus rejoindre sa couche …

Les yeux fermés, les lèvres closes, le visage prenant un peu d’humanité, elle cesse d’harceler le barman de son regard pour tranquille attendre son verre … Après elle serait mieux, le sang ranimerais son corps, l’empêcherai de commettre l’imparable. Elle ne peut tuer … Elle n’en a pas le droit …. Se serais un grand laisser aller …. Et puis c’est comme l’une de ses règles que l’on se donne et que l’on ne peut trahir … Dans son état de faiblesse elle ne pourrait rien faire de toute façon, il faudrait déjà qu’elle se relève de son tabouret, qu’elle ait le courage d’aller jusqu’à lui …
Et arriver prêt de ses cornes il la tuerait sûrement … lui … et elle mourrait … inconnue … sans papier ni noms …

Et ce serait triste
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Eltanin
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MessageSujet: Re: Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)   Sam 13 Oct - 21:20

L'écume s'échoue, s'étale et murmure. Atlas tens l'oreille, écoute l'agonie de l'écume qui meurs sur le sable chaud. A l'ombre de Pan se mêle les ténèbres de Vulcain. Il a sentit la faim, mais la roche ne peut nourrir l'écume, la pierre est froide et sans chaleur, elle protège le coeur comme un écrin de granit. La falaise se meut avec la grâce de Zéphyr, danse doucement.

-C'est une commande inhabituelle.


Roulement des rochers qui glissent sur leur mère, doucement sans heurts, ils s'entrechoquent et roulent. Atlas touche ses parures de bête, caresse l'attribu de Pan et s'incline. Rouge, carmin, chaud, liquide vitale, eau d'amour ou chant de mort. Il regarde la vie s'écouler dans un écrin de cristal. Eltanin, mon frère, tu pense a tous n'est ce pas ? Tu sais, toi qui est né du Père Vicié, tu sais les ombres qui hantent les rues, ô mon doux rêveur, quelle chance l'écume a de s'être échouée a tes pieds. Tu ne juge pas, non, ton regard reste d'azur, tu es beau alors que devant l'ombre tu lui offre sa vie.

-Tenez, cela vous évitera de sauter a la gorge de n'importe qui au risque de vous faire tuer.

Oh ! Deviendrais tu menaçant, Atlas ? Non, la falaise n'a pas besoin de rugir, le roc n'a pas besoin d'écraser...l'Everest offre le sang pour l'écume pâlissante.
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Mirahil
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MessageSujet: Re: Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)   Sam 13 Oct - 21:21

Il y a du sang entre les mains de Pan, rouge, brûlant, il la décime déjà, un feu intérieur qui se réveille mais Mirahil refuse de montrer sa faim, seuls ses yeux suivent Pan, ses mains et sa voix …
L’odeur envahissante enivre ses sens, son cœur bat dans un rythme éperdu, si fort qu’elle pourrais se lever et danser sur son battement, une danse violente et terrible, un danse effrayante et passionné, mais elle n’en a plus la force … Elle n’a plus que le force de regarder avidement le nectar qu’elle imagine déjà dans sa gorge, caresse ensanglantée entre ses lèvres sombres…

Et déjà pan est là, elle attend qu’il pose le verre, le regarde un instant, heureuse presque de cet instant de torture, de pure violence dans son corps, de sa volonté puissante qui arrive à la retenir … Et puis tout doucement la murmure lève la main, prend le verre et le porte à ses lèvres, comme une cérémonie, comme un pacte … Ce n’est pas du vrai sang pourtant, ce n’est pas une gorge qu’elle rapproche de ses crocs … Non ce n’est que clonage et mensonge …
C’est si bon ... un mensonge …
Sa enflamme, sa libère, sa ouvre les portes d’un imaginaire vibrant. Mirahil ferme les yeux pour mieux apprécier le liquide qui erre déjà, qui cherche chaque parcelle de son âme pour reconquérir la vie.

Immortelle, elle est immortelle …
Incandescente jusqu’au dernier instant …
Glaciale, gelé dans son mutisme et ses mensonges quotidiens …
Ses petites folies passagères …
Ses tristesses éphémères …
Immortelle et heureuse de l’être …
Le poids du néant n’est pas encore sur ses épaules …
Juste un murmure qui vit dans les silences d’une société, dans le brouhaha d monde ….
Elle aimerait crier au monde sa joie de vivre, son bonheur dans ce sang trop longuement attendu …
Mais elle se nomme Mirahil …
Mais elle est Mirahil …

Et elle sait …
Le poids du monde, le poids de son identité, le secret qui l’élève, la beauté de son silence. Mirahil ne peut dire qui elle est ni pour qui elle œuvre, elle ne peut trahir car elle trahirai ses rêves, car elle se trahirais …
Son bonheur est dans le secret, un murmure dans la nuit, une silhouette sombre et effrayante, un masque de givre, une perfection horrible …

Mais il est tard et dans l’ombre du Sheol bar personne ne sait qui elle est, Mirahil peut se défaire de son vêtement de perfection, elle n’aime pas vraiment la perfection d’ailleurs ou alors seulement dans son travail … Elle peut être, sans crié bien sur, mais juste murmuré son intérieur …
Juste sa liberté …
Juste son bonheur …


Elle repose le verre, il est vide …



« Sauter sur la gorge du premier venu …
C’est assez tentant …

Mourir dans une rue, dans le silence, dans l’ombre …
C’est si beau l’ombre, c’est si magnifique le silence, c’est si grandiose une femme qui meurt …
Affamée, les lèvres pleines de sang, brûlante encore d’une faim qui s’en va, avec elle … loin très loin …
Dîtes moi où pensez vous donc que vont les morts ?
Ceux qui ont tué, ceux qui ont aimé et haie dans le même souffle …

Avez-vous encore un peu de ce nectar rouge ou n’était-ce qu’une illusion qui, un instant, c’est échouer sur mes lèvres ? »



Elle le regardait, les yeux brillants de malice et de jeu, allait-il relever ses provocations ?
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Eltanin
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MessageSujet: Re: Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)   Lun 22 Oct - 12:20

L'écume revit sous la caresse incanart, les yeux de Titan sourient alors qu'il reprends sa tache. Immuable falaise qui s'élève avec force, inébranlable Pan qui ne s'émeut de douceur. L'écume renait et bientôt, elle reprendra son cycle d'éternité, avec entrain et passion. Le chiffon tourne et retourne, entends Atlas comme ton âme chantonne apaisée...Tends l'oreille a ses murmures, tu es serein, si serein toi capable d'explosion, fils de l'Etna, frère du Vésuve...Vulcain déchainé, Atlas serein. Le cristal du verre l'emplit de pureté, de transparence, la glace de ses prunelles suivent le mouvement de ses doigts, finesse rare au milieu du brut. L'écume susure doucement et la falaise s'arrêtes lentement. Pan Roi pose son diamant désormais dénué d'impurtés.

-La Mort est une femme désirable et passionnée, terriblement cruelle, atrocement attirante. Si froide. Je ne suis pas prêt a l'enlacer, Lamia.

Un souffle léger qui s'éveillait alanguit des lèvres de Pan, face souriante et grimaçante d'un faune turbulent.

-Les morts rejoignent le néant et survivent dans l'esprit.

La veine technologique s'ouvre de nouveau, Atlas regarde l'écoulement et ressert, ainsi est sa fonction, ainsi est sa vie. Paravent dressé a la face des ignorants des méandres caverneux de son esprit.
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Lorsque le poids du monde s'efface. (libre)
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