[Forum Archive] Jeu de rôle d'interprétation sur forum, concernant un monde futuriste et post-apoalyptique
 
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 Ennoïa [Erelim]

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Ennoïa
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MessageSujet: Ennoïa [Erelim]   Sam 13 Oct - 15:17

Nom : Naïto
Prénom : Ennoïa
Surnom : En fait il se fait rarement appeler par son prénom, souvent jugé très féminin et bizarre... C'est pourquoi vous le connaitrez plutôt sous "Enoa".

Âge : 16 ans
Race : Lamia
Clan : ZION
Rang : Erelim

Description physique : Si dans le dictionnaire, vous deviez trouver une photo à la définition du mot "androgyne", sans aucun doute se serait celle d'Enoa =) . Il faut souvent un bon moment aux gens pour qu'ils arrivent à conclure qu'il appartient à un des deux sexes, et sans forcément tomber sur la bonne réponse. Et oui. Rares sont les hommes qui peuvent prétendre être magnifiques en bas résilles.

Ses cheveux noir corbeau à la base, changent perpétuellement de couleur et de longueur selon son envie et son humeur... Ainsi ils peuvent passer du blond au châtain en passant par le roux ou pourquoi pas le rose, du court au long... Mais pour ce qui est de la couleur il s'agit toujours de quelque chose de temporaire. Et puis il fait attention à ne pas changer trop souvent non plus puisqu'après on ne le reconnait plus XD. Sa chevelure est très lisse et naturellement fine, il pourrait passer sans problème dans une pub pour shampooings comme Fructis mwahaha *BAF* Ses coiffures sont toujours assez sophistiquées et on croise rarement quelqu'un avec la même =) Ca montre bien qu'il apporte un soin tout particulier à son apparence. A noter aussi que même s'il lui arrive de les couper, ses cheveux sont généralement longs.

Ses sourcils sont fins et toujours plus pâles ou plus foncés que la couleur de ses cheveux du moment. Ses yeux plutôt allongés sont cependant assez gros, et leur iris est noir, brun ou même noisette selon l'intensité de la lumière qui les traverse. Son regard demeure la majeure partie du temps très sombre et vide d'expression.
Son nez, ni trop long ni trop court, est retroussé avec des narines assez larges mais pas trop... Ses lèvres bien dessinées sont peu étirées, et pourraient sans problème appartenir à celles d'une femme. En général, on peut dire que son visage est extrêmement efféminé... Mince et fin avec des traits délicats... Disons qu'il colle parfaitement à son prénom très féminin. A noter qu'avec du maquillage et des vêtements féminins, Enoa peut se faire passer pour une véritable demoiselle et faire en sorte que tout le monde n'y voit que du feu. Chose qu'il lui arrive de faire... Et même habillé normalement, le trouble plane... *_*

Ennoïa est plutôt grand pour son âge, mesurant aux alentours de 1m77, et pèse à peine 53 kilos... Jeune homme filiforme vous l'aurez compris, ses bras et ses mains sont très fins, presque maigres... Ses ongles aussi bien entretenus que peuvent l'être ceux d'une femme sont d'une certaine longueur. Son ventre est plat, sans la moindre trace de graisse, et sa taille pareille à celle d'une guêpe... Sa peau est douce, sans impuretés et surtout très pâle, blanchâtre, ce qui lui donne un air un peu maladif... *-* Mais il ne semble pas bronzer ou alors très difficilement ! De toute façon il n'apprécie que peu le soleil et l'été...

Concernant ses habitudes vestimentaires, on va dire qu'il s'habille de manière très extravagante, et qu'il se fiche totalement de l'opinion des gens. Et ce qui est fou, c'est qu'en fille comme en garçon, avec n'importe quel style, Enoa est une vraie poupée vivante. Il prend grand soin de son physique, adore prendre des heures pour savoir ce qu'il va porter... Il aime les vêtements compliqués et bizarres, et il porte absolument de tout ! Des pantalons, des shorts, des jupes, des bas, des talons... Et oui, Enoa a la "chance" de pouvoir s'habiller aussi bien comme une fille que comme un garçon... Mais il ne ressemble en rien aux travestis à barbe et poil aux pattes XD Puisque lui, chose étonnante il est vrai, n'a aucun poil ni sur les jambes, ni sur les bras ! C'est pourquoi en jupe et collants il est tout à fait charmante xD. Il adore mettre tout pleins de colliers et bracelets en tout genre, des cravates, des bas etc. Il se maquille, surtout les yeux, et met souvent du vernis ainsi que des boucles d'oreilles... A noter aussi qu'il a un piercing à la lèvre inférieur.

Description caractérielle : Demandez-lui de vous filer son blé. Demandez-lui d'aller vous chercher un café. Demandez-lui un Twix.
Ennoïa est d'une docilité affligeante... Très souvent inattendue d'ailleurs, laissant les gens souvent perplexes... Et je dis bien docile et non serviable... Demandez-lui en l'insultant et il vous répondra oui avec peut-être même un vague sourire si vous avez de la chance. Car oui, Enoa est assez indifférent aux éloges comme aux critiques ou aux insultes, ce qui peut paraître aussi plutôt troublant lorsqu'on ne le connait pas... D'ailleurs lorsque vous lui parlez, ne vous énervez pas si il semble vous ignorer totalement, ce n'est jamais le cas ! En fait il pourrait restituez vos paroles au mot près... Mais il semble toujours un peu ailleurs, très rêveur, dans un monde parallèle, très loin... O_o Il n'a rien d'un autiste, même si il ne le fait pas exprès, et pourtant cette impression d'indifférence totale à tout et tout le monde le poursuit inéluctablement.

Très patient, il ne s'énerve que très rarement, certains même vous diront qu'ils ne l'ont jamais vu en colère... Pourtant il pourra parfois être prêt à exploser mais n'en aura pas du tout l'air. En fait il a beaucoup de sang-froid et sait garder son calme et un grand sourire s’il le faut. Très franc, il dit spontanément ce qu'il pense, que se soit gentil ou pas... Et tant pis si c'est blessant Oo. Tout comme il fait ce qu'il a envie à peu près quand il a envie... Ennoïa se fiche pas mal des normes et des conventions. Nan, il ne cache pas qu'il bénie le noir, les araignées et le vide, il ne cache pas qu'il adore le mauvais temps et que au contraire l'été ne l'enchante pas, il vous avouera sans problème qu'il déteste le chocolat et que parmi ses odeurs préférées on compte celles de l'essence et de la peinture fraiche... Tout comme il n'hésitera pas à assommer un impertinent à coup de chaise ou à se mettre debout sur une table si il a une raison particulière de le faire xD.

D'un caractère assez taciturne, Enoa n'en est quand même pas au point de ne pas vous répondre si vous lui posez une question. D'ailleurs il pourra épiloguer longtemps sur un sujet quelconque du moment qu'il en a envie et que vous lui demandez... Et il lui arrive assez souvent de dire des trucs déjantés qui le font passer pour un aliéné échappé de l'asile xD Mais c'est une chose qui ne le dérange en rien, le regard des autres l'indiffère O_o. Il peut aussi sembler aux yeux de certains assez enfantin puisqu'il adore les peluches xD et ne supporte pas trop dormir, en effet ça lui donne la désagréable impression de ne servir à rien...
A noter aussi que son prénom et son physique ne sont pas les seuls à être efféminés, puisque Ennoïa aime également se comporter comme une fille quand cela le prend !

Style de combat et armement : Lui ? Combat ? Nan désolé ce n'est pas le descendant de William Wallace. Il se trouve cependant qu'il manie la fourchette à la perfection =) .

Signes particuliers : Ennoïa a un physique très androgyne, vous l'aurez remarqué =). Il arbore également plusieurs piercings, la plupart se situant aux oreilles, ainsi qu'un autre sur la lèvre inférieure.
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Ennoïa
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MessageSujet: Re: Ennoïa [Erelim]   Sam 13 Oct - 15:22

Histoire :

Soeurette adorée
Un truc de Yuuhi

Douce et suave (c'est pas la même chose ?) odeur de vomi, de merde, d'alcool, de tabac, de chips au fromage qui lui agresse les narines, Kagen entre chez moi, chez nous. Elle dit : "Aie !" . Elle vient de marcher sur des bouts de verre, ceux d'un miroir que j'ai mis en morceaux plus précisément. Mon miroir. Recevant son juste châtiment pour son crime ignoble. Pauvre putain de con de miroir. Ce connard, j'explique à Kagen, il me renvoyait un truc horrible comme reflet. Un truc même pas humain. J'ai dit : "Ce n'est pas moi." Non. "Ce truc là, ça ne PEUT PAS être moi." Kagen a soupiré. Non, bien sur que non. Le problème n'est pas là... Je n'ai jamais dépassé les 50 kilos. Mes 50 kilos. Jamais. Jamais je les retrouverai.
Kagen se sert un verre d'un alcool quelconque, cette drogue légale. Sa drogue. Elle demande : "Où est-il ?" . Des semaines, des mois, des années sans doute que je ne me suis pas servi d'un lave-vaisselle. Je ne connais pas les lave-vaisselles. Non, non, ce n'est pas pour moi les lave-vaisselles. Je ne mange jamais. Kagen trébuche sur des seringues, elle dit : "Aie !". Maman me disait quand j'étais petite : "Tu ne fais aucun effort pour apprendre quoi que ce soit ! Mais en tant que femme il y a certaines choses que tu dois savoir faire !" . Aujourd'hui je sais qu'elle a tort. Je n'ai pas besoin de savoir comment tenir un balai ni comment faire cuir du riz. Ni comment se servir d'un fer à repasser. J'ai trouvé la solution, moi... Je ne lave jamais. Jamais. Jamais la poussière ne me dérange. La poussière ne parle pas. La poussière est calme. La poussière est gentille. Jamais les restes de sandwich moisis ne me gênent. Ils sentent, mais ne parlent pas. Les sandwichs ne m'embêtent pas. Voilà pourquoi je n'ai pas besoin de savoir faire à manger. Et je garde toujours les mêmes vêtements. Pourquoi perdre du temps à ces choses là ? Kagen dit "Tu devrais arrêter la drogue". Ma petite soeurette adorée qu'elle dit, son verre à la main. Elle demande à nouveau : "Où est-il ?". Je lui réponds que je ne sais pas. Qu'elle a qu'à chercher, et que même si c'était très difficile étant donnée l'immense surface de mon appartement je ne l'aiderai pas. Alors elle cherche. Le cherche. Elle n'évite même plus les vêtements, les restes de bouffe et leurs emballages, les oreillers, les couvertures, les bouteilles vides et tout le reste. Peut-être parce que chez elle ça doit être à peu près pareil ? Je n'en sais rien moi, je n'y suis jamais allée et je ne compte surtout pas le faire. Soeurette adorée. Ses deux seules différences avec moi c'est qu'elle sa drogue c'est l'alcool et que je ne sais pas pourquoi, mais elle, Enoa, elle l'aime beaucoup. Moi j'essaye de le noyer dans la baignoire. J'essaye de l'étrangler dans le salon. Le salon. Mon salon. Notre salon. Cette unique pièce qui me sert de maison. Qui nous sert de maison. J'essaye de m'en débarrasser. Kagen si elle avait été moins bourrée en arrivant elle aurait remarqué ce putain de bébé tout seul dans le couloir... Peut-être... Mais je ne compte rien lui dire : Elle a qu'à arrêter l'alcool. Un point partout.
Pendant que je suis étalée par terre, même pas droguée, Kagen trouve enfin le chemin jusqu'au couloir, elle y trouve Enoa et rentre avec lui dans ma décharge. Ma décharge à moi. Notre décharge. Elle lui sourit, pose son verre et le berce dans ses bras en lui chantonnant une berceuse bidon. Elle sort de... Son sac ? Je n'avais pas vu qu'elle en avait un... Bref elle sort de son sac un petit biberon et donne à bouffer à Enoa. Mon Enoa. Mon gamin et pas le sien. C'était quoi son problème ? Si elle voulait tant un gosse elle avait qu'à en faire un. Remarquez que si elle pouvait embarquer Enoa ça m'arrangerait. Je déteste les gamins, ça pleure tout le temps et ça sert à rien. Ca coûte cher en plus. Et je suis même pas capable de le tuer... Non pas que j'ai peur de regretter, oh ça non, mais je dois pas être douée. Je dois avoir des mains en savon. Kagen dit : "Regarde la vie que tu donnes à ce petit ange..." Je réponds : "Je t'emmerde. Fais un gosse et fous-moi la paix." Grand silence qui dure... Qui dure... Qu'est-ce qu'elle a ? J'ai l'impression qu'elle va pleurer. Pauvre soeurette adorée. Elle dit finalement : "Sale droguée !" et je réponds par : "Sale alcoolo !" . Et puis grand silence. Qui dure... Qui dure... Le père d'Enoa ? Je sais pas. Un coup d'une nuit. Un autre drogué peut-être. Ou bien... peut-être un taré rencontré en hôpital psychiatrique... Je déteste les hôpitaux. Moi espèce de sale droguée de merde. Sale trainée. Sale déchet. Kagen dit : "Putain de merde !". Elle s'est assise sur l'unique table de l'appartement. Sur une vieille tranche de jambon luisante qui pue la daube. Et qui aurait peut-être sauvé mon miroir si elle avait été dans mon estomac plutôt que délaissée sur la table et écrasée par le gros cul de Kagen. Ma grosse Kagen.
Kagen, ma soeurette adorée vient quelques fois par mois, pas pour moi non, mais pour s'occuper d'Enoa. Mon Enoa. Mon gamin. Elle dit "Je vais y aller." et moi je réponds rien, y'a rien à dire. Elle embrasse une dernière fois Enoa et sort, constatant une chose qu'elle n'avait pas vu en rentrant : mon appart' a plus de porte, celle-ci est dégondée et posée là sur le côté... Moi je me fais une petite injection... Toute petite, petite... Je le jure... Je le jure vraiment...

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Porte de sortie
Un truc de Yuuhi

« Dites-moi Yuuhi, je sais que vous avez déjà eu des enfants... Vous voulez m'en dire plus ? »
1, 2, 3, 4... Il croit que je vais lui répondre ? Non. Non. Non. Combien de temps que je pourris dans ce maudit endroit, sans ma dose ? ... 9, 10, 11... Je n'sais même plus pourquoi je suis là. D'ailleurs, où c'est "là" ? Un hôpital, un asile de fous, ou un centre de désintoxication ? Le type me regarde de travers, il attend sa réponse. J'ai envie de lui dire d'aller se faire foutre. Connard. 28, 29, 30, 31, 32... Il semble s'impatienter, mais, en tant que psy - s'il l'est vraiment, ça ne doit pas être la première fois que quelqu'un refuse de répondre à ses questions moisies non ? ... Il m'en veut personnellement ? Vous croyez ? Je ne suis qu'un cas parmi tant d'autres non ? Mais nous tous, les dégénérés, les malades mentaux, ceux qu'on montre du doigt, nous sommes d'accord pour dire que ceux qui sont dehors sont aussi tarés que nous. Oui. Lui comme moi, comme Kagen, comme l'infirmière...
Le type dit : "Yuuhi ? Vous pouvez me répondre ?". Il s'efforce de sourire, je le sais. je le sens. Je suis conne mais pas besoin d'avoir été à l'école pour deviner qu'il n'est qu'un faux-cul. 53, 54... Il dit : "Vous pouvez cesser de compter les carrés sur les murs ?" Un immense sourire victorieux illumine mon visage, il s'énerve le petit ! Je suis contente ! Je continue :

« 58...
- Yuuhi ! Si vous ne faites pas d'efforts nous serons obligés de vous garder plus longtemps...
- Me garder ? ... »

Il n'est pas aussi con qu'il en a l'air, il sait appuyer là où ça fait mal, mal, mal... Les médecins devraient tous brûler en Enfer vous croyez pas ? Si je crois en Dieu ? De temps en temps on va dire. Quand ça m'arrange ouais. Ce qui est sur c'est que je ne peux pas rester ici et que pour ça Dieu m'aidera pas à me barrer. Entre des grilles et des murs et des couloirs et des médecins et des cinglés et des grilles et des couloirs... C'est ce genre d'endroit qui te rend vraiment malade. Qu'un cas parmi tant d'autres, nous sommes comme du bétail nous les fous. Nous les drogués. Nous les pas normaux. Les pas dans la norme. Je lui saute dessus en hurlant :

« NAN, JE NE PEUX PAS RESTER ICI !!!! JE NE PEUX PAS RESTER ICI !!!! »

Des gorilles se pointent sans tarder et m'injectent une saloperie quelconque qui m'abruti totalement... Je tombe, je tombe et je tombe encore, et je ne vois plus rien... Si... Des couleurs défilent... Du bleu, du vert, du orange, du ROUGE, du jaune, du marron, du bleu, du vert, du orange du ROUGE, du jaune, du marron, du bleu, du vert, du orange du ROUGE, du jaune, du marron, du NOIR NOIR NOIR...

La réveil brutal... Brutal et froid... Oui j'ai froid... Ces murs ascétiques d'un blanc immaculé m'agressent toujours, comme un coup de poing en pleine face. Peut-être bien c'est parce qu'ils me donnent encore plus froid. Il ne faut pas longtemps avant que mon cher psychiatre ou médecin ou ce que vous voulez (oui je sais, un psychiatre c'est un médecin...) vienne me chercher... J'évite au maximum de poser mon regard sur son sourire de pédophile, auquel cas je ne ferai même pas exprès de lui foutre une baffe. Ca partirait tout seul. Et en plus j'ai peur qu'il me réprimande pour ce que j'ai fait... Comme un gamin qui attend sa fessée... J'ai décidé de répondre à ses questions plutôt que de lui faire bouffer ses lunettes. C'est ce qu'il attend. Et moi je veux sortir d'ici. Comme un gamin je me dis que si je suis sage alors on me laissera tranquille... Je dis :

« Les gosses, ça sert à rien. Ca chiale tout le temps et ça fait des caprices. C'est pour ça que j'en ai jamais voulu. Kagen elle, ma soeur, elle adore ça les gamins, mais elle peut pas en avoir. C'est con hein ? ... J'ai pourtant déjà eu trois enfants, ouais. »

Le médecin ou psychiatre attend la suite... Ca ne lui suffit pas ? Que veut-il ? Que je lui déballe un roman sur comment j'ai assassiné 30 personnes et violé deux trois gosses ? Je n'aime pas parler, il devrait avoir compris ça au moins. Et bien il pourra attendre longtemps. Il dit "Et alors ? Que sont-ils devenus ?". Il insiste vraiment... Si je ne lui donne rien se mettre sous la dent, il ne me laissera pas partir. Bon tant pis. Autant être franche. Après tout si je suis qu'une folle, je peux très bien lui raconter que des conneries, il aura aucune preuve que ce que je dis est vrai. Même si ce que je vais lui dire est aussi vrai que je suis une droguée à l'héroïne. Je souris et je dis :

« Les deux premiers je les ai tués. Le dernier... Je l'ai vendu. Vous voulez encore des précisions ? ... »

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Kagen
Un truc de Kagen

Je suis affalée sur le comptoir et j'ai trop bu - comme d'habitude... Mon collègue de travail s'assoit à côté de moi. Il est vachement beau, j'aimerais bien... Non. Qui voudrait de moi ? Surtout pas lui. Je ne joue pas la pauvre malheureuse. Je suis malheureuse. Et j'ai envie de me plaindre, alors je me plains. Ses beaux yeux, ses grands yeux se posent sur moi... Je suis mal à l'aise alors je reste le nez dans mon verre de saké... Je pense à... Enoa... Mon petit Enoa... Il doit avoir peur, il doit avoir froid... Et moi je suis là, je ne fais rien... Est-ce que je pourrai dénoncer dans quelles conditions Yuuhi laisse vivre son enfant ? Je ne sais pas. De toute façon je ne veux pas. Et puis ça n'a plus d'importance maintenant. En plus c'est ma soeur tout de même... Malheureusement... Malheureusement on ne choisit pas sa famille. Je n'ai pas choisit. Enoa n'a pas choisit. Avant je ne pouvais que continuer mon petit boulot crevant de serveuse, je continuais à être traitée en esclave juste pour lui. Pour toi. Pour que quand je venait te voir je puisse t'achèter avec la moitié de ma paye de quoi manger, de quoi t'habiller, de quoi jouer... Je prends un verre. Juste un. Pourtant je sens déjà l'alcool à des kilomètres. Sans doute pour ça que personne à part mon collègue ne vient s'assoir à côté de moi. Il continue de me regarder et lâche soudain l'air inquiet :

"Tu ne devrais pas boire autant..."

Pourquoi il se préoccupe de moi ? Ce ne sont sûrement mes kilos en trop ou ma tête de zombi qui l’intéressent... Je lui dis de me laisser parce que je suis une grande fille et je sais ce que je fais. Si j'ai envie de boire jusqu'à en vomir sur lui, c'est mon choix... Je dis : "Mais je n'ai pris qu'un verre." Et il demande : "Ici oui. Mais avant de venir ?" D'accord. Il marque un point. Mais je m'en fiche. Je prends un deuxième verre. Dans un joli verre vert. J'aime le vert. Mon collègue me le retire des mains. Je suis totalement abrutie alors je le laisse faire. Il me demande ce qui ne va pas, avec un réel intérêt... Enfin quelqu'un qui n'en a pas rien à foutre de ma sale tronche... Enfin... Enfin des promotions chez McDo sur les hamburgers... Il dit : "Est-ce que ça va ?" Oui. Ou non. Je ne sais pas. Ca ne va jamais alors... Je ne sais pas si je vais mieux ou moins bien que d'habitude, ou si je vais pareil. Et Enoa ? Mon Enoa est-ce qu'il va pareil en ce moment ? Est-ce qu'il est mrot ? Je ne sais pas si les promotions chez McDo me font vraiment plaisir. Je vais juste grossir un peu plus. Mais on moins, cette merde je la paierai pas cher. Au moins ça.
Mon collègue et sa tête sur laquelle je n'arrive pas à mettre nom me ramènent chez moi.
Sale con. Il se barre. Sans m'embrasser. Sans me dire qu'il m'aime. Comment ça je regarde trop la télé ?!


Avant qu'il s'en aille Kagen lui dit : "Enoa a disparu. Mon Enoa. Son Enoa. Notre Enoa. Disparu. Yuuhi l'a vendu. "
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Ennoïa
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MessageSujet: Re: Ennoïa [Erelim]   Sam 13 Oct - 15:22

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Boyeaux, cadavre et cevrelle
Quelque chose d'Ennoïa

« On ne peut pas laisser le corps ici ! »

Le garçon semble tendu mais en même temps... Je ne sais pas... Il y a quelque chose... Comme si juste en le voyant je sais qu'il est plein de sagacité et d'assurance... Il tourne autour du cadavre de cet homme obèse, que je connais, que je déteste, mais je ne sais pas pourquoi. Du corps se dégage une puanteur insoutenable, du sang séché macule le sol et les vêtements de la victime. On dirait que ses doigts bouffis collent au parquet miteux de la salle elle-même incroyablement crasseuse. Du papier-peint à fleurs roses, par dessus un autre orange flashant, lui-même sur d'autres fleurs et couleurs, se décolle et tombe en lambeaux sur le sol. De l'unique fenêtre je n'arrive pas à savoir à quel moment de la journée ou de la nuit nous sommes. Comme si elle n'était qu'un leurre. Par contre, je discerne très bien la décoration très obsolète de la pièce... Quelques bibelots de mauvais goût trônent sur des meubles en ruines. Je sais que je suis en pleine d'angoisse. L'atmosphère est malsaine... Le garçon demande de l'aide, tenant les pieds du cadavre, il me fixe de ses grands yeux de hiboux. J'obéis sans rechigner et je l'aide à transporter le corps avec une facilité étonnante, comparée à la corpulence de ce tas de graisse... Et, le gars et moi on met le corps dans une partie cachée d'un matelas appartenant à un lit qui vient d'apparaitre. Soudainement, Yuuhi est là. Nous sommes maintenant dans un jardin. En plein milieu, solitaire, un pan de mur qui monte à 3 mètres de hauteur... Dessus, un miroir dans lequel Yuuhi contemple son visage émacié, aux joues creusées. Ses grands yeux exorbités semblent ne jamais se fermer et elle, elle sourit. Elle porte un gros intestin comme un foulard autour du cou et, soudainement, son visage se décompose, et elle avance vers moi en riant...

« Il faut rentrer les boyaux ! » s'exclame t-elle...

Etonnamment plus pris de dégout que de frayeur je recule mais... Je ne rencontre que le vide... Changement de décor, changement de personnages. Je suis... Dans une école. Il y a du sang un peu partout mais je pense : C'est de la sauce tomate. Sont audibles de lointains cris d'enfants en train de jouer... Par terre un cheval à roulettes en bois glisse tout seul sur le sol en plastique, mais il est brusquement stoppé par ce qui ressemble à des "cheveux d'ange"... Un homme inconnu est là, il tient une cuillère et la tend vers moi. Il m'interroge en souriant :

« Et si on ramassait sa cervelle ? »

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Ennoïa
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MessageSujet: Re: Ennoïa [Erelim]   Sam 13 Oct - 15:23

Vente libre
Quelque chose sur Ennoïa

Ennoïa, sur son lit, fixe le plafond. Ses longs cheveux détachés lui donnent tout à fait l'air d'une magnifique jeune fille. Docile, il s'était laissé emmener par sa mère. Elle ne lui a rien dit, elle n'a même pas raconté de bobards du style "Je t'emmène dans un endroit super tu verras !" comme quand les parents emmènent leur gosse chez le dentiste... Non, non, rien de tout ça ! Elle n'a pas eu besoin, Enoa est pire qu'un animal domestique, on peut lui faire faire ce qu'on veut... Et puis elle était sans doute trop défoncée pour penser à ce genre de détails sans importance.

Elle l'amène devant cette tour, gigantesque, comme si le gars qui l'avait fait construire avait voulu défier le soleil tel un roi. Ou Dieu. Et il y avait sans doute bien une certaine corrélation, puisqu'en créant des créatures moins humaines que monstres, le grand gourou de ZION s'opposait déjà sans crainte à l'entité suprême. Pas étonnant que cette espèce de secte d'illuminés qu'était l'Amariah ait vite fait son apparition. C'est marrant comme les humains ont toujours besoin de croire à quelque chose...
Lui il ne pose pas de question. On ne lui répondrait sans doute pas de toute façon. Il se contente d'observer autour de lui, avec attention. Pourquoi refuser de servir de cobaye aux malachims de ZION ? Aucune raison... Les humains sont tellement débiles, ça ne peut être que mieux d'être autre chose non ? Un chat, un oiseau, un arbre, un caillou... On conduit Enoa dans cette chambre, pas très spacieuse certes, mais certainement mieux que tout ce qu'il avait pu connaître... Enfin, ce n'était pas difficile de faire mieux hein.

Un peu oublié par les chercheurs de ZION, Ennoïa ne demande rien à personne. C'est comme les règles du Projet Chaos : On ne pose pas de question. Peut-être qu'on attend l'expérience du siècle pour se servir d'un cobaye aussi docile et calme et patient et qui ne se plaint jamais... Et cette expérience révolutionnaire arrive... C'est la pilule d'immortalité. Une idée folle, ambitieuse, digne en effet d'une promesse d'un détraqué juste bon à enfermer. Comme le messie Raël et les fantastiques révélations de son pote extra-terrestre. Vas savoir, peut-être que se sera ça dans le futur ? Nous serons tous des joujoux crées par les extra-terrestres de ZION ! Et c'est presque plausible comparé à cette invasion d' "Elohim" prédite par les Raëliens... --
Enfin, c'est sans compter l'Amariah et surtout, les effets secondaires de la fameuse pilule... Enoa qui a prit la poussière comme une chose insignifiante sur une étagère, est ressortit du placard. D'après les types bizarres que sont les chercheurs de ZION, il aura la jeunesse éternelle avec ça... Fantastique ! Est-ce que ça veut dire qu'il peut dévaliser les magasins armé d'un concombre et défoncer à coups de pelle tous ceux dont la tronche ne lui revient pas ? Hum. Il se retient de poser la question. Enfin, notez au passage que tout le monde ici le prend pour une fille, ce qui n'a rien d'étonnant... Ennoïa entend souvent à son propos des choses comme : "Jolie hein ! Mais un peu plate nan ?" Qu'elle est mignonne. Ennoïa ma copine.
Et, comme tous les autres cobayes de ce défi à Dieu, le jeune f...garçon devient un adepte de ce liquide rougeâtre circulant dans les vaisseaux sanguins... Comme une bête sauvage. Un loup-garou. Un vampire. Certainement le rêve d'un tas de gamins adeptes eux de ce genre de légendes. Tout comme les Big Foot ou Yétis doivent avoir leur bon lot de fans.

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Enoa flânait dans les rues sans trop savoir vers où il se dirigeait, ni où il se trouvait. Il venait de se payer du sang, avec de l'argent dont il avait étonnamment omis la provenance, comme avant il se payait un verre de grenadine. Cette vente libre du fameux liquide allait certainement attirer bon nombre de psychopathes, qui formeraient les victimes d'une nouvelle dépendance à côté des véritables Lamias. "Sanguinisme" ou quelque chose du genre... Et des groupes de soutien se créeront un peu partout où s'infiltreront quelques insomniaques... Dans le journal il avait pu lire ce titre "Deux soeurs retrouvées carbonisées dans leur maison". Un peu violent comme titre non ? Hum. Mais c'est ce qui attire les foules. Sans doute plus que l'article sur le record du monde de la plus grosse tarte à la banane détenu par on ne sait quel winner. Il parcourt l'article rapidement, et peut y lire qu'une lettre a été retrouvée... Il y est dit que l'une des deux soeurs qui a écrit ça espérait retrouver "son Ennoïa". Le journaliste commente "peut-être en proie à des "délires de développement sournois" en rapport avec des questions mystiques..." Ca alors... Merde, il n'y a plus personne pour le plaindre. Et, alors qu'il voguait à des pensées un peu bizarres, Enoa fut interpellé par un type... Il avait un gros bide, il puait la daube et il avait une tronche d'alcoolo. Il demanda :

« Et p'tite pute, tu viens vendre tes fesses ici ? »

Oui, non, peut-être, sans doute... Il ne pu s'empêcher de se remémorer ce jour où, sa mère était venue le voir en s'inquiétant de savoir si il allait bien. C'était déjà une chose extraordinaire...
Yuuhi sert à Enoa un verre d'alcool qu'il vide cul-sec et elle déclare : "Je me sens super bien !" C'est un vrai épouvantail. Efficacité garantie. Ses yeux rouges, comme si elle n'avait pas dormi depuis des jours, semblent vouloir s'échapper de leur orbite... Son visage émacié est d'un blanc cadavérique, tous ses membres sont cachectiques, et elle peine à parler, puisque sa mâchoire à du mal à bouger. Comme si ses dents étaient soudées entre elles... Enoa ne s'arrête pas de boire, puisqu'il sent déjà comment ça va se terminer. Elle lui adresse non sans difficultés un sourire pas moins traumatisant que le reste de son apparence. Elle dit : "Embrasse-moi !" Ennoïa s'exécute sans aucune parole, et tous les deux échangent un baiser qu'on aurait pu qualifier de langoureux si cette scène n'avait pas été le remake de "La Belle et la Bête" ... Lui c'était la Belle. Il n'essaye pas de se mentir. Il faut qu'il se passe quelque chose d'horrible. Il faut qu'elle crève. Là. Devant lui. Il aimerait tellement qu'elle fasse une overdose. Juste une petite overdose. Juste pour lui. Ou alors qu'elle se jette par la fenêtre. Ou qu'elle se jette sur lui pour l'étrangler comme elle a souvent fait. S'il te plait maman. Pourquoi est-ce qu'il pense ça ? Il ne sait pas... Peut-être l'alcool ou peut-être parce qu'il aime bien les trucs horribles. Il aime bien avoir mal. Il aime souffrir et il aime qu'elle souffre. Et tout le monde sera content. Ou peut-être parce qu'il aimerait bien qu'on le plaigne... Le pauvre, sa mère est morte. Qu'on s'occupe de lui. Qu'il soit LA victime. Elle glisse sa main squelettique sous son tee-shirt et demande s’il a déjà fait l'amour. Il répond non, il ment, mais chuuuuut c'est un secret...

Ennoïa considéra l'homme qui se tenait devant lui. Il pourrait jouer ce rôle du gars pas gentil dont on fout la carcasse dans la partie cachée d'un matelas magique... Il avait un regard insistant et détailla de haut en bas le jeune homme, certainement très alléchant dans son jean troué pour quelqu'un comme ce gros porc. Finalement ledit jeune homme répondit :

« Oui c'est ça. »

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Coup de chance
Un truc sur Ennoïa

Ennoïa venait tout juste de sortir des toilettes. Les toilettes les plus propres et les plus belles qu'il n'avait jamais vues. Bah ouais quoi. Quand on a l'habitude de passer son temps dans des hôtels moisis ou dans la rue tout ce qui est juste un peu moins moche et sale semble extraordinaire. D'habitude dans les toilettes il y a des noms. Des initiales. Des dates. Des tas de glyphes secrets que seuls leurs mystérieux auteurs peuvent interpréter. Des dessins. Des morpions. D'habitude dans les toilettes, les verrous des portes sont cassés. Alors tu dois poster un gars devant la porte pour guetter. Ou bien alors tu t'en fous et tu ne le fais pas. Enoa ne le fait pas. Il avait croisé un type dans les toilettes qui l'avait pris pour une fille. Non, non. Enoa ne lui en veut pas. Le type avait dit : "Hey" . Quand l'adolescent s'était tourné vers lui, il avait bien vu que c'était une planche à pain. Impossible que ce soit une fille. Non, non, non. Enoa s'était demandé si ses gros yeux de poisson et son teint de cadavre étaient ce qui plaisait aux clients. Sans doute que non. Ou peut-être bien que si. Il accompagnait ce soir Abel. Le (selon lui) fantastique dirigeant de Zion qu'il avait quitté pour se rendre aux toilettes. Satisfait, voire même très satisfait de l'effet qu'il avait produit sur lui il était le petit Enoa de rien du tout. Il avait inspecté par pur réflexe les murs des toilettes. A la recherche d'un quelconque message. D'une femme nue gribouillée à la va-vite au stylo. De lettres gravées au couteau dans le bois. D'un tag au marqueur. Il avait finalement réalisé qu'il se trouvait dans un opéra, fait qu'il avait oublié. Lui. Ennoïa. Dans un opéra. Nan sans rire. Il avait tout de même eu beaucoup de chance. D'être choisit par Sheena, la sublime maquerelle de la plus célèbre maison close de Karyukai. Alors qu'il ne travaillait même pas dans ladite maison close. Non. Non. Sans doute qu'elle connaissait plus ou moins les préférences d'Abel en matière de prostitués mâles. Oui. Il avait tout de même eu beaucoup de chance. Beaucoup de chance d'être sortit des toilettes pour rêvasser comme un idiot qu'il était dans les couloirs plutôt que de rejoindre Abel. Beaucoup de chance de n'avoir que faillit se prendre la porte en sortant des toilettes parce qu'il inspectait les murs. Beaucoup de chance d'avoir eu un de ses coups de folie comme il lui en arrivait souvent et d'être sortit pour admirer la façade. Bah oui. Ca peut paraître débile mais pas quand on connait Enoa. Il comptait bien (re)rentrer, il vous le jure. Mais disons qu'il n'a pas eu le temps. Bah oui. Quand ce con était dehors en train d'observer la façade il eu l'attentat qui ne le toucha même pas mais qui par contre eut raison du fantastique dirigeant de Zion. Son fantastique dirigeant de Zion. Son patron. Mais Enoa eut ces réflexions plus tard, en réalité sa première pensée fut : "Mince il venait tout juste d'être rénové..."
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Ennoïa [Erelim]
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