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 Symnanlie [Grande Inquisitrice]

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Symnanlie
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MessageSujet: Symnanlie [Grande Inquisitrice]   Sam 13 Oct - 13:15

Nom : Akalnya
Prénom : Symnanlie
Surnom : La plupart du temps les êtres s'adressent à elle en utilisant son titre de Grande Inquisitrice ce qui lui convient parfaitement. La familiarité n'est guère pour lui plaire et permettez moi de vous donner un conseil : ne vous aventurez jamais à lui donner un surnom !


Âge : 24 ans
Race : Humaine
Clan : Amariah
Rang : Grande Inquisitrice

Description physique :

L'astre solaire brille déjà haut dans le ciel d'Assiah et il diffuse son éblouissante et brûlante aura sur la cité. Aujourd'hui encore il fera chaud. Tellement chaud ! Là, au Foyer de l'Amariah, une silhouette élancée et grâcile se lève doucement. N'effleurant le sol que du bout de ses pieds fins, sa démarche se fait si légère qu'elle en semblerait presque aérienne à qui pourrait la voir. Et la femme ondule plus qu'elle n'avance, danse plus qu'elle ne marche vers ces fenêtres aux vitres rendues brûlantes par ce cruel soleil. Un bras fin et délié s'élève alors dans les airs et délicatement ouvre, l'une après l'autre, les fenêtres. L'air bien trop chaud de la ville s'engouffre alors venant faire virevolter la très longue chevelure brune qui descend jusque dans le bas du dos de cette apparition. La cascade de cette chevelure soyeuse s'illumine sous le soleil et de subtils reflets cuivrés viennent içi et là éclairer leur teinte de jais. Les cheveux dansent au vent un instant, profitant de cette liberté qui leur est momentanément offerte, avant de retomber doucement sur cette peau au grain si fin, couvrant la presque nudité de ce corps aux formes délicates et sensuelles.

Déjà la silhouette s'éloigne et s'en vient s'asseoir devant une coiffeuse ancienne. De grands yeux gris étincellent de mille feux alors qu'ils se posent, presque rieurs sur cette glace qui leur renvoit leur propre image. Personne ne verra jamais ce visage qui semble à peine émerger de l'enfance et qui en a conservé toute la fraîcheur. Personne ne pourra jamais admirer ces joues encore un peu rondes mais dont les pommettes commencent déjà à s'affiner et à devenir plus hautes, plus saillantes. Nul ne verra non plus ce nez fin et droit qui, à l'instant même, se retrousse légèrement donnant au visage tout entier un soupçon supplémentaire de gaité.

Mais ce minois si délicat et si doux, personne ne le verra non. Déjà les yeux gris pétillants se font plus ternes et plus froids alors que l'apparition poudre délicatement de blanc ces cils si longs et si épais qui les encadrent. Ses yeux rieurs et en amandes se font durs et plus étirés encore. Puis la main vole d'un pot à un autre, choisissant, appliquant avec parcimonie et parfaite maîtrise tous ces artifices qui cacheront aux yeux de tous sa vraie nature pour ne plus leur présenter que cet unique visage qu'elle accepte de leur en offrir en pâture. Ce visage froid et ipasssible, certainement autant honni que craint et pour le moins si peu aimé. Une dernière fois les lèvres rondes et pleines se relèvent légèrement en un sourire dont elle ne supporte plus la sensualité.

La main s'agite, virevolte et, dans le miroir, la peau se farde bientôt de blanc. Terrible et imposant masque que, chaque jour, il lui faut endosser. Mais n'est ce pas là un choix qu'elle a prit il y a longtemps déjà ? Le visage aux allures innocentes n'est plus. Les traits semblent figés sous ce maque de pierrot lunaire. Le front paraît plus haut, l'arête du nez plus fine encore, les lèvres disparaissent totalement sous cette mer de blanc. Seuls surnagent pour le moment ces deux perles grises et ces cils si longs et si blancs qu'ils semblent pareils aux plumes d'un oisillon. Le pinceau vole entre les doigts agiles de la jeune femme alors que celle ci applique l'ombre de charbon qui étire ra encore un peu plus son regard. Comme une artiste dépose sur sa toile les couleurs les unes après les autres, Symnanlie peint son visage. Jouant des ombres et des lumières, elle ombre pour mieux accentuer un sillon, accentue ses sourcils en exagérant volontairement l'aspect rectiligne. Son visage perd peu à peu toute douceur pour bientôt n'être plus qu'un masque froid d'où ne filtre plus aucune émotion. Satisfaite, elle se saisit du dernier pinceau, le trempe dans le liquide vermillon que contient cette petite fiole et redessine sa bouche. Là où demeurait sa sensualité elle s'applique à ne mettre plus que froideur et cruauté. Ses lèvres fines et ourlées deviennent petites et rondes. Tâche de sang sur ce visage lunaire. Une fois cela finit Symnanlie reste un instant interdite devant le reflet de sa personne que lui renvoie cette glace. Se sent elle redevenue elle même avec ce masque ou au contraire cet artifice lui pèse t'il ? Impossible de le dire.

A l'extérieur la cité vit, palpite et sa rumeur s'élève dans l'air, se laisse porter par le vent et pénètre par ces fenêtres grandes ouvertes. Mais elle se fait légère lorsqu'elle danse jusqu'à cette silhouette juvénile en train de se vêtir. Et c'est à peine si elle est encore murmure lorsqu'elle effleure son oreille.

Symnanlie ne prête même pas attention à cette douce mélopée qui lui parvient. Son esprit est ailleurs. Les yeux luisants de ce qui pourrait être de la colère, elle regarde ce corps aux courbes si féminines. Cette féminité, cette sensualité héritées de sa mère et qu'elle se refuse à accepter. Alors la jeune femme, les mains quelque peu fébriles comme à chaque fois qu'elle accomplit cette tâche, Symnanlie enroule de longues bandes de tissus autour de son torse, tentant de faire disparaître sous celles ci sa honteuse et pourtant voluptueuse féminité. Une fois cela accompli, elle se dirige vers une grande penderie et, après quelques instants d'hésitations, se saisit de l'un des inombrables kimonos qui y reposent. Non pas l'un de ces kimonos richement ornementés et qui magnifient la beauté de la femme. Non; L'un de ces kimonos à la facture impeccale certes mais dont le seul intérêt aux yeux de la jeune femme et de parfaire son personnage. Elle l'enfile, le drapant avec dextérité et expérience autour de son corps menu puis semble enfin satisfaite.

Son regard d'ardoise croise à nouveau son reflet dans la glace. Symnanlie n'est plus. La Grande Inquisitrice, elle, s'éveille.
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MessageSujet: Re: Symnanlie [Grande Inquisitrice]   Sam 13 Oct - 13:15

Description caractérielle :

Le visage reste de marbre alors que défile devant lui l'habituelle cohorte de ces plaignants et de ces accusés qui viennent remttre en ses mains leur devenir. Elle voit leur visages se succéder, ombres tantôt presque simiesques, tantôt d'une beauté radieuse. Elle les voit mais ne les regarde pas. Son regard est froid, détaché, presque absent. Elle entend leurs voix égréner ces longues plaidoiries et requêtes. Elle les écoute mais ne réagit pas. Plus tard, lorsque les faits auront été exposés, lorsque chaque partie aura été entendue et lorsque ses prêtres et juges auront parlé eux aussi, alors sa décision tombera. Cinglante dans sa froideur. Décision prise au nom de cette justice divine qu'elle représente et qui ne saurait être remise en question quelle que puisse en être la cruauté. Sa voix s'élévera et, tel un couperet, tranchera. Pourtant là non plus aucune émotion ne filtrera. Ni colère enflammée, ni jouissance cruelle. Elle sera neutre et impassible tout comme son visage.
Car la Grande Inquisitrice jamais ne se dévoile, jamais ne montre. Elle est un livre interdit, dont personne ne feuilletera jamais les pages. Un ouvrage mystérieux qui restera hermétiquement scellé. Ainsi en a t'elle décidé il y a bien longtemps et ainsi en sera t'il.

La Grande Inquisitrice n'est pas une femme.

Elle n'est qu'un masque, une image créée pour mieux remplir ses lourdes fonctions. Et lorsqu'elle revêt chacun de ces fards, chacune de ces couleurs, c'est à chaque fois un lambeau de son humanité qui s'envole. Alors son coeur n'est plus qu'une terre aride où jamais la moindre émotion ni même le moindre sentiment ne verra jamais le jour. Les émotions, la Grande Inquisitrice s'en méfient, les fuit. Elle les craint car elle est persuadée qu'y succomber serait se laisser envahir par les feux de passions bien trop dévorantes. La passion enflamme, consumme au point d'en troubler l'esprit et d'en corrompre les jugements.Et voilà bien une chose qu'elle ne peut ni se permettre ni même s'autoriser ! Son esprit se doit d'être alerte, vif et tourné vers une seule chose : appliquer la loi divine et la faire respecter par tous les moyens !

Cette apparition fardée à dédié sa vie entière à l'Amariah et à ce dieu auquel elle croit avec ferveur. Pour lui, pour protéger son rang divin de toutes les exactions que tant de viles créatures humaines ou non ne cessent d'intenter, alors elle se fait intransigeante. Jamais elle ne permettra à quiconque de remettre en question l'autorité divine et encore moins de vuloir l'égaler ! Elle est froide et déterminée, jamais ne montre la moindre compassion ni la moindre pitié. Elle juge et condamne sans jamais le moindre remords ni le moindre problème de conscience. Sa cause est la seule à être juste. Sa tâche est noble. Son bras frappe mais il n'est pas vengeur... juste le bras armé d'un Dieu offensé et bien trop souvent bafoué.

Mais la Grande Inquisitrice le sait...
Elle n'est qu'un masque que l'on revêt pour ensuite mieux le quitter. Elle voudrait être la seule à exister, à posséder ce corps qu'elle habite quelques heures par jour... Elle lutte mais jamais ne gagne réellement. Car la femme qui se cache derrière le masque veut vivre elle aussi.

Symnanlie...
Une jeune femme qui lutte en permanence contre elle même et contre ce masque froid de la justice qui tente de prendre le dessus sur sa vraie nature. Il y a bien longtemps, c'est Symnanlie elle même qui avait eu l'idée de s'écarter de ce monde qui l'écoeurait et l'avait tant fait souffrir. Elle s'était volontairement coupée de tout et de tous pour se plonger avec dévotion dans la religion et intégrer l'Amariah. Symnanlie avait créé ce masque blanc pour se protéger et pour s'endurcir.
Mais aujourd'hui elle le regrettait de plus en plus.. Elle avait beau lutter, elle sentait naître en elle un féroce appétit de vivre, une envie presqu'un besoin de laisser éclater cette partie d'elle, sensuelle et avide de la Vie.
Symnanlie était une femme parmi d'autres, une passante chez qui vous ne soupçonneriez jamais l'iceberg de la justice divine sous le feu de ce regard espiègle.
Une jeune femme comme les autres, une femme au caractère bien trempé mais vibrante de malice et de drôlerie. Une femme en proie au désir, au doute... Une femme dans toute sa complexité...

Une femme que, pourtant, vous ne découvrirez sans doutes jamais.




Style de combat et armement :

Ayant passé une bonne partie de son adolescence et de sa vie de jeune adulte au sein de l'Amariah , Symnanlie à appris à se battre. Plutôt bonne élève en ce domaine elle a su se faire remarquer par ses qualités de combattante au corps à corps et elle manie le baton comme peu d'autres en sont capables ! Sa voie semblait toute tracée pour intégrer les rangs de ces prêtres miliciens supposés assurer un semblant de sécurité et faire respecter l'ordre.

Pourtant, Symnanlie n'en fit rien et se désengagea bien vite de ce chemin sur laquelle on la poussait à s'engager. Se battre ne lui plaisait guère... du moins pas de cette manière ! Pour elle, les mots sont et seront bien plus fort que les lames ou les coups. Et la véritable force de cette jeune femme réside bien plus dansla viirulence de ses mots, dans la froideur de ses jugements que dans n'importe quelle arme.

Si Symnanlie doit se battre alors elle le fera sur son territoire : le Tribunal.

Mais n'allez pas pour autant voir en elle une pauvre petite créature incapable de se défendre...Vous commetriez là une terrible et peut être même fatale erreur !


Signes particuliers :

* Si la Grande Insuitrice ne se montre jamais qu'en habits d'apparat et le visage fardé, c'est la peau nue et en habits de tous les jours que Symnanlie erre dans les rues d'Assiah.

* Symnanlie possède sur le flanc droit une grande cicatrice souvenir hérité de son enfance tumultueuse.
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MessageSujet: Re: Symnanlie [Grande Inquisitrice]   Sam 13 Oct - 13:16

Histoire : 1/3


Certains destins prennent essence dans la chaleur d'un foyer aimant et uni. Ils s'esquissent doucement pour mieux prendre forme ensuite. Les traits sont alors doux bien qu'assurés et, de ces destins là, on ne voit que l'éclatante beauté et la si parfaite harmonie.
Mais il est d'autres destins. De ceux qui se forgent dans les ténèbres et qui, faute d'amour, se nourrissent de sang et de violence.
Là où certains sont lumières d'autres sont pénombres.

Symnanlie Akalnya est de cette deuxième catégorie de personnes...
La Grande Inquisitrice d'Assiah n'est pas née pieuse, elle l'est devenue. Par choix ou conviction ? Peut être pas au début, non...
Mais jugez plutôt par vous même.


Une inocence sacrifiée sur l'autel de l'argent


Là, dans la cité d'Assiah, se trouve un quartier dédié aux plaisir de la chair et de la luxure. Un endroit où les gens, même et peut être même surtout les plus en vue, aiment à venir se perdre dans les bras de ces si belles mais si vénéneuses créatures que l'on nomme Erelim. Cet endroit porte un nom : le quartier de Karyukay.

C'est içi, dans l'une des nombreuses et réputées maisons closes que compte les lieux, que nacquit il y a tout juste ving quatre ans, une âme innocente.

A cette époque, sévissait une ravissante et sulfureuse Erelim humaine répondant au doux nom d'Athalyna. Les formes parfaites de celle ci, son sourire enjôleur et son ardeur à satisfaire vos moindres désirs avaient fini d'établir sa notoriété. Mais un jour celle ci commit l'erreur impardonnable de tomber amoureuse de l'un de ses clients.Un humain tout comme elle et qui s'appellait Taliesin. En cachette de tous, ces deux êtres s'aimèrent et le fruit de leurs amours cachés vit le jour par une chaude nuit d'été, dans le secret le plus absolu. La petite fille n'était, à sa naissance que grâce et beauté. L'avenir montrerait bien trop vite que celle que l'on prénomma Symnanlie hériterait de sa mère cette beauté et cette sensualité fatales.

Athalyna n'aimait cet enfant que parce qu'elle lui rappelait cet homme qu'elle aimait si fort, au mépris de toutes les règles et de toutes les lois. Car Talieisn était prêtre. Et jamais il ne voulu renoncer à sa position pour faire sienne cette Erelim. Elle qui attendait de lui qu'il l'arrache à sa condition de femme objet crut devenir ivre de rage et de tristesse lorsqu'elle réalisa que ses espoirs resteraient à jamais vains. Jamais cet homme d'église, ce membre respecté de l'Amariah ne ferait d'elle une femme honnête et respectable pas plus qu'il ne reconnaitrait cette enfant qui était pourtant sienne. Athalyna supplia, implora mais le prêtre ne plia pas. Et, du jour au lendemain, sans même prévenir, il disparut de la vie de ces deux êtres.

L'Erelim souffrit milles morts et en vint peu à peu à haïr cette petite fille qui croissait chaque jour un peu plus en taille et en beauté. A chaque fois qu'elle posait son regard sur cet être innocent, la chair de sa chair, le sang de son sang, la femme souffrait revoyant dans ce regard rieur, les yeux de son ancien amour. Elle maudissait cet homme de l'avoir ainsi abandonnée et rejettait la faute sur Symnanlie qu'elle ne put bientôt plus supporter de voir. Sa présence à ses côtés l'exaspérait, sa vue lui donnait la nausée et bientôt germa dans son esprit ivre de chagrin une bien sombre et terrible idée de vengeance.

Symnanlie venait de fêter ses neuf ans. Elle était une petite fille charmante dont la beauté naissante n'était pas sans rappeller celle de sa si magnifique mère. Elle était innocente et pure comme une fleur à peine éclose et pour elle la vie n'était que jeux et insouciance. Mais bientôt l'Enfer lui même allait ouvrir sa gueule béante et refermer ses mâchoires acérées sur cette innocente petite fille.

Athalyna ne fut que sourire ce jour là lorsqu'elle vint trouver son enfant dans la chambre où la pauvre vivait seule et presque recluse. Bien qu'étonnée et quelque peu interdite devant autant d'effusion de la part d'une mère qui daignait à peine la regarder, Symnanlie fut trop heureuse de cet état de fait pour se méfier. Et c'est confiante et souriante qu'elle suivit sa mère dans cette autre pièce où se trouvait déjà un autre homme. Un homme que la petite fille avait trouvé étrange mais drôle avec ses oreilles semblables à celles d'un tigre et cette longue queue qui fouettait l'air semblant battre la mesure. Elle ne vit ni ne comprit le danger. Elle écouta sa mère lui murmurer quelques mots et puis, le regard encore limpide, elle la regarda sortir de cette pièce, de cette chambre, après avoir pris soin de refermer la porte derrière elle. L'homme, le Terach au génome félin, se leva une étincelle de convoitise au fond de ses yeux dorés. Il s'approcha de la petite et la mena jusqu'au lit.

Après ce qui dut paraître à l'enfant une éternité, l'homme ressortit de la pièce, l'air satisfait et visiblement comblé. Apercevant Athalyna qui se tenait, un sourire cruel accroché aux lèvres, adossée contre le mur il s'approcha d'elle. Après avoir déposé sur sa joue une légère caresse et but ses lèvres soyeuses, il lui glissa dans la main une lourde bourse puis s'en alla.

A l'intérieur de la chambre, une enfant pleurait. Recroquevillée sur elle même, le corps dénudé, l'âme et le coeur ravagés, elle pleurait.
L'innocence venait d'être vendue.
L'innocence venait de mourir.

Et déjà, se dessinait dans l'âme tourmentée de cette enfant, un tout autre destin... une toute autre vie.
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MessageSujet: Re: Symnanlie [Grande Inquisitrice]   Sam 13 Oct - 13:16

Histoire : : 2/3

Lorsque la rédemption se fait vengeance...


Une fleur fauchée ne peut jamais se relever des outrâges subis et une âme blessée n'oublie jamais...

Là, dans cette petite maison close du quartier du Karuykai, une petite fille continue de grandir. Elle joue encore dans cette cour, rit et sourit comme si de rien n'était mais tout cela n'est plus qu'apparences. Son corps est encore juvénile, à peine formé. Ses gestes sont toujours ceux d'une enfant. Mais de l'enfance et de son innocence voilà bien tout ce qui lui reste. Le reste s'est consummé il y déjà plusieurs années maintenant sous les coups de butoir de ce Terach qui l'a violentée et rudoyée , piétinant son innocence et sa candeur. Ce jour là, Symnanlie est devenue femme. Sans le vouloir, sans y être préparée...Elle est devenue femme et c'est aujourd'hui cette femme qui s'accroche à l'existence envers et contre tout.

Symnanlie est devenue Erelim et se laisse glisser de bras en bras, de couches en couches, ballottée au gré des désirs de ces hommes qui viennent se repaître des derniers lambeeaux de sa prime jeunesse. Elle se laisse toucher, aimer, mais jamais ne se laisse émouvoir. Son coeur est déjà dur, plus dur que la roche. Et à la peine et à la douleur ont succédé la colère et la haine. Symnanlie se laisse porter par le flot de cette vie qu'on lui a imposée. Elle est patiente et endure les outrages et sévices sans jamais broncher ni se plaindre. Elle patiente car elle sait que son heure viendra bientôt. Un jour prochain le moment viendra enfin pour elle de se venger. De cette mère qui n'a jamais su l'aimer et qui l'a vendue. De ce Terach qui a fait d'elle une créature maudite. De tous ces mâles qui ont brisé son corps et perdu son âme. Elle se vengera et cette idée lui donne la force nécessaire pour tout endurer et tout subir.

Et la vengeance vint... Subitement, soudainement, surgissant là où où elle n'était pas attendue. Elle vint à Symnanlie, répondant à ses appels et, pour l'occasion la vengeance prit les traits rassurants et si purs de ce prêtre aux yeux clairs.

Elle pleurait à chaudes larmes sur le perron de cette maison close, de son enfer... Elle pleurait de rage, de désespoir, de faiblesse... Elle pleurait et n'entendit pas les pas de cet homme d'église qui s'approchait d'elle doucement. Symnanlie était enfermée dans sa douleur lorsque la voix rauque et tellement douce du prêtre se fit entendre. La petite fille qu'elle était alors avait levé la tête et son regard avait plongé dans une mer azure. Des yeux qui semblaient n'être que douceur et sérénité. Des yeux exempts de toute lubricité. Alors elle n'eut pas peur. Elle laissa cet homme la relever avec tendresse et n'esquissa pas même le moindre mouvement de recul lorsque celui ci vint sécher ses larmes d'un geste presque paternel.

Symnanlie ne pleurait plus et écoutait avec attention ces mots dont l'homme d'église l'abreuvait. Des mots, des noms, des phrases dont elle ne comprenait pas le sens mais qui, étrangement, la touchèrent. La religion ? Dieu ? L'Amariah ? Symnanlie ignorait tout de cela. Elle était ignorante mais se découvrait avide d'apprendre. Cet homme qui la regardait comme l'enfant perdue qu'elle était et non comme une proie... elle lui fit d'emblée confiance. Ses mots l'enveloppaient, lui faisant miroiter un monde si différent de celui ci, le seul, qu'elle ait jamais connu. Un monde propre et pur. Un monde où elle voulait déjà pouvoir trouver refuge.

Mais y avait il de la place pour un être comme elle dans cet univers qu'elle considérait comme étant un paradis ? Son visage s'était assombrit subitement lorsqu'elle avait compris que sa condition d'Erelim lui fermait à tout jamais les portes de ce monde. Elle se remit à sanglotter devant ce prêtre visiblement troublé et ému par autant de détresse. Alors, lentement et patiemment, ce prêtre amena la petite fille à parler, à se livrer. Et, entre deux sanglort, Symnanlie se confia. Elle raconta avec la plus grande des candeurs ce supplice que sa mère lui avait fait subir en l'offrant d'abord à la convoitise d'un Terach puis en faisant d'elle l'une de ses semblables.

Symnanlie se confia sans se douter un seul instant que ses bien innocentes confessions à ce prêtre allaient lui permettre d'accomplir sa vengeance. Froide et implacable vengeance qui prenait peu à peu forme. Le prêtre écoutait , toujours ce même sourire rassurant accroché à ses fines lèvres. Il écoutait et se faisait rassurant et protecteur pour cette pauvre enfant souillée par l'immondice de ces impies pervers. Il souriait mais son sang bouillait dans ses veines et déjà son esprit se réjouissait de punir ces monstres. Les accuser ne poserait guère de problème... Les chefs d'accusation ne manqueraient pas non plus : prostitution forcée d'une enfant, pédophilie, viol... Le Tribunal se régalerait sans le moindre doute !

Le prêtre dut insister et parlementer pendant un long moment mais il parvint à convaincre l'enfant de le suivre. Elle avait été salie mais il sentait malgré tout son âme avide de rédemption, avide de pureté. Et cette pureté il pouvait la lui offrir. Réticente, effrayée à l'idée de quitter ce lieu perverti mais qui était sa maison, Symnanlie ne se laissa pas facilement convaincre. Aujourd'hui elle se félicitait d'avoir fuit ce jour là, et à jamais, le quartier du Karyukai. Ce jour là Symnanlie était devenue une autre...

Ce jour là, sa vie avait réellement commencé.
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MessageSujet: Re: Symnanlie [Grande Inquisitrice]   Sam 13 Oct - 13:17

Histoire : 3/3

Quand la fleur souillée devient la voix de la Justice Divine


Ce jour là fut le dernier où l'on revit la petite fille dans le quartier du Karyukai. Des personnes murmurèrent qu'elles l'avaient vu partir en compagnie d'un prêtre mais nul ne sut ce qu'il advint de cette enfant lumineuse à qui l'on avait si sauvagement volé son enfance. Peut être se seraient ils plus inquiétés alors s'ils avaient su ce qu'elle deviendrait plus tard...

Sa mère, la pulpeuse Athalyna, ne parut pas le moins du monde affecté par la disparition de celle qui à ses yeux n'était, au mieux, qu'une source supplémentaire de revenus mais le plus souvent une gêne et un trop douloureux souvenir d'une histoire d'amour contrariée. Elle fut même prise d'un violent fou rire lorsqu'elle entendit dire que c'est un prêtre qui l'avait emmenée. Un prêtre ? Quelle ironie ! Cette gamine qui était née des fruits de l'amour pêché entre un de ces hommes d'église et une prostituée, avait auujourd'hui trouvé refuge dans l'Eglise ? Alors que la Diable ou ce Dieu maudit l'emporte !

Pourtant, la si belle Erelim aurait du se méfier et ne pas ainsi défier l'autorité de ce Dieu dont elle se moquait si ouvertement et si souvent ! Car, les propos de Symnanlie avait su trouvé en ce prêtre une oreille suffisemment attentive pour que celui ci décida non seulement de la prendre sous son aile et de faire d'elle sa pupille au sein de l'Amariah mais Ismaël ne comptait pas en rester là. Ce Terach, cette femme impie vivant de ses charmes... Tous ceux là devaient payer pour oser ainsi baffouer aussi effrontement les commandements divins. Une enquête fut organisée et il la diligenta lui même. Ismaël traqua, poursuivit et assigna en justice ces criminels. Athalyna et le Terach félin eurent beau se défendre, implorer la clémence rien n'y fit. Et ils furent condamnés à la pire des sentences : la mort par pendaison.

Le jour du jugement, perdue dans la foule des badauds venus assister à l'audience publique, une petite fille assistait, impassible à l'énoncé de la sentence. Etrange petite fille dont le visage aux traits si fins ne reflétait pourtant que dureté et froideur. Lorsque le juge déclara la mort, les lèvres de l'enfant se soulevèrent en un radieux mais bien cruel sourire. Puis la petite silhouette se leva et sortit. Une fois hors du tribunal Symnanlie inspira longuement et sourit. Elle était vengée !

Dieu l'avait aidée à accomplir sa vengeance, en retour elle lui dédierait donc sa vie.

Symnanlie poursuivit son adolescence et ses premières années d'adulte au sein de l'Amariah qui devint bientôt pour elle une famille. Elle était heureuse de se trouver içi, entourée par ces hommes et femmes d'Eglise qui prenaient soin d'elle et éveillaient en elle une soif inextingible de savoir et même de pouvoir.

Elle était une élève studieuse et appliquée. Une élève douée mais qui jamais ne s'en glorifiait. Une élève qui se faisait surtout remarquer par son application, sa discrétion et sa dévotion que pour ses frasques. Douée pour les arts martiaux et le combat qui lui permettaient de déverser sa hargne, Symnanlie n'y éprouvait jamais autant de plaisir que lorsqu'elle se plongeait à corps perdu dns ces ouvrages que lui rapportait souvent Ismael. Symnanlie se languissait des visites du prêtre tant par plaisir de revoir son bienfaiteur que par impatience de découvrir quel nouvel ouvrage ce dernier allait lui rapporter.

Le prêtre avait depuis longtemps remarquer l'intérêt, la passion même que la jeune femme démontrait pour la justice divine et pour ces hommes et femmes qui la servaient. Aussi, dès que l'occasion lui en était laissée, il emmenait la jeune fille au Tribunal où celle ci pouvait passer des heures entières a en observer et a en disséquer les mécanismes et les rouages. Et avant même d'avoir atteint l'âge de dix huit ans, la jeune femme connaissait par coeur l'ensemble des lois. Et ce jour là, Ismael comprit que jamais, non jamais, sa pupille ne deviendrait une prêtresse de la milice. Symnanlie se battrait elle aussi. Au nom de ce Dieu unique qu'elle avait appris à aimer et qu'elle vénérait avec piété. Elle se battrait mais son combat à elle se ferait dans l'enceinte d'un Tribunal et non dans les ruelles sordides d'Assiah.Symnanlie serait Inquisitrice...

Symnanlie sourit presqu'avec tendresse alors que son regard de perle errait par delà la fenêtre de ses appartements, couvrant Assiah dans toute sa splendide décadence. Elle sourit en pensant à cet homme, ce prêtre qui avait jailli dans sa vie et l'avait arrachée à sa vie misérable pour lui offrir le monde. Elle sourit en pensant à quel point il aurait été fier de la voir aujourd'hui...Grande Inquisitrice... L'apothéose de ce travail qu'il avait commencé et que Symnanlie avait du finir seule après sa mort.

Ismael aurait été fier oui.

Les pêchés avaient été lavés tout comme les affronts...
La fleur flétrie était devenue vénéneuse...
L'innocence était devenue cruauté...

De son passé, Symnanlie ne conservait plus que cette hideuse et infâmante cicatrice sur le flanc droit, souvenir de l'un de ces tortionnaires.
Juste cela ...
Et peut être aussi, mais s'en rendait elle seulement compte, une petite étincelle de douceur et d'innocence qui continuait de lutter pour ne jamais s'éteindre.
Une petite étincelle qui ne demandait qu'à devenir flamme et enfin brasier et ramener dans ce corps et ce coeur si durs un tant soit peu de douceur et de chaleur... un tant soit peu d'humanité.

Peut être viendra t'il le jour où Symnanlie devra choisir..
Grande Inquisitrice ou simple femme ?
Nul ne peut encore prédire ce qu'elle choisira...
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