[Forum Archive] Jeu de rôle d'interprétation sur forum, concernant un monde futuriste et post-apoalyptique
 
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 Albin Melaïn Ame [Evêque]

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Albin
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MessageSujet: Albin Melaïn Ame [Evêque]   Jeu 11 Oct - 2:48

Nom : Melaïn Ame
Prénom : Albin
Surnom : Son nom en lui même est un surnom, une identité faussée, son 'véritable' nom est Jack Hacht.
Les membres de l'Amariah l'appelle "Monseigneur", ou "Monseigneur l'Evêque". Durant son ascension, il eut différent surnom tel "Le Pénitent", "La Colère de Dieu." ou encore "La Colère endormie."

Âge : 26 ans.
Race : Yasinin. (son 'handicap' se situe au niveau de l'ouïe)
Clan : Amariah.
Rang : Evêque.

Description physique :

Commençons par ce que l'on ne regarde que rarement alors que c'est la base de tout le reste...
Deux pieds agiles et vifs, habitués à la course, habitués à l'exercice, habitués aux épreuves. Orteils réguliers, bien proportionnés, des ongles consciencieusement taillés. Deux pieds prêts à s'élancer à tout instant, à courir contre le vent ou portés par son souffle, semblants alors s'élever de quelques centimètres dans les airs. Deux pieds, supports du reste, deux pieds bien posés sur le sol, dans leurs chaussures fines, simples et légères de tissu noir.

Remontons petit à petit...
Des chevilles fines ; à droite : contact froid du nouveau plastique d'une arme à feu dernier cri aussi discrète qu'efficace, retenue par un tissu élastique aussi noir qu'elle. Elles relient élégamment les pieds aux mollets. Des mollets finement galbés, formés par le sport et l'entraînement. des genoux irréprochables qui articulent sans accroc les mollets aux cuisses. Des cuisses fermes, minces, mais où l'on peut voir et sentir la force, la pratique physique. Le tout formant de belles et fines jambes, exercées et souples qui n'ont rien à envier à ses sportifs et mannequins d'un autre temps, surtout qu'elles se prolongent sur des fesses fermes et rebondies qui sauraient plaire si on le permettait. Des jambes que le lin léger d'un pantalon sombre caresse quotidiennement.

Plus haut...
Un torse ; ventre, poitrine et bras. Un ventre plat, où ce qu'on appelle des abdominaux sont présents, mais si discrètement qu'ils laissent la peau lisse et droite, juste trouée par un petit nombril arrondi. Des pectoraux, suffisamment présents pour affirmer ce corps masculin, le rendre agréable sans exagération, sans superflus qui n'ont que peu d'intérêt et auraient peu de valeur esthétiques sur ce corps.
Viennent ensuite les bras, rattachés au tout par de solides épaules. Habitude et aptitudes aux combats, ont forgé des bras puissants, prêts à porter un coup, une gifle, mais si peu de caresses. A la limite une bénédiction, lorsqu'une main se pose sur la tête d'un croyant. Ses mains, si délicates, aux doigts longs et agiles, telles des mains de pianiste, de grand musicien plein d'âme, ou d'assassin sans peur et sans coeur. Des ongles propres, réguliers et qui semble ne jamais pousser. Ses mains sont douces mais se font rugueuses au combat, et elle reçoivent de façon aléatoire l'étreinte de gants novateurs, durs et souples, résistants et protecteurs.

Le tout?

Un corps. Un corps finement sculpté, fort malgré les apparences. L'entraînement, l'exercice, le combat, n'ont pas vaincu le métabolisme qui se refuse à trop grandir, qui se refuse à trop grossir, qui se refuse à se développer outre-mesure. Aussi la force est là, sans muscles volumineux, sans taille supérieur. Un corps ou le contact entre la chair, les muscles et la peau, n'est gâché par aucune graisse. Un corps sans graisse donc, sans superflus, un corps sain et simple en somme. Un corps qui serait beau si on le montrait, qui serait beau si on le voulait, qui reste beau alors que le pourpre dessine sa haine sur la neige de sa peau à la douceur enfantine.
Le sculpteur de cet être semble avoir respecté les proportions les plus harmonieuses, un compas parfait dans l'oeil et la plus douce grâce dans les mains.

Mais bien sûr je vous décris ici ce que vous ne verrez jamais...

Car cette silhouette, qui se tient si droite qu'elle semble plus grande, plus grande même que les personnes qui la regarde de haut dans le sens le plus littéral du terme. Cette silhouette fine qui s'élance avec fierté vers le ciel où repose son Seigneur. Cette silhouette, ce lys blanc est perdu dans un océan noir.

Une soutane. Droite, simple, noire, du plus profond des noirs. Des boutons que l'on ne voit. Une matière étrange, si souple et légère qu'on ne la sent pas, qu'on apprécie sa douceur sur notre peau, sur ce corps qui ne demanderait qu'à s'exposer au soleil, sur une plage de sable blanc. Une matière cependant, si dure et résistante que ni les balles ni les lames ne semblent vouloir la traverser. Entre-las de fibres naturelles et artificielles qui forment un tissu unique, précieux comme de la soie mais plus protecteur que le métal.
Vêtement long, recouvrant ce corps qu'on ne veut montrer, qu'on ne veut exposer. Vêtement strict qui impose respect et obéissance. Vêtement associé à la fonction, au personnage. Désormais qui pourra se targuer de voir Albin sans sa tenue d'Evêque?

Mais le noir ne s'arrête pas là...
Jusqu'aux épaules, aussi fluide qu'un court d'eau pure, une cascade fine s'écoule. Des cheveux d'un noir si pur que la lumière n'y pénètre pas, se contentant, lorsqu'elle les touche, de miroiter à leur surface, lançant milles rayons éclatant, et leur donnant un aspect soyeux. Un air, associé à la chanson, harmonie de la poésie. Car les cheveux sont doux, si souples, si soyeux, qu'y passait simplement la main ait un plaisir étrangement envoûtant, un plaisir auquel personne n'a droit. Une coupe claire, simple, une longueur souhaitée, une longueur certaine car malgré tout il aime ses cheveux, il aime savourer ce plaisir qu'il n'accorde à personne. Mais cette longueur ne doit pas dépasser, une coupe fréquente s'en assure. Entretenus avec soin, car rien n'est laissé au hasard, jamais, rien n'est négligé. Cependant, ils ne sont pas choyés outre-mesure, et le plus souvent il les laisse vagabonder sur ses épaules carrées.

On prend soin de ce corps, on le soigne, on s'en occupe, mais, on ne se pare pas de trop de fards inutiles, de trop de soins imbéciles, de trop de manières préjudiciables.

Dans tout ceci la poésie du sculpteur n'a pas véritablement commencé, elle commence vraiment quand on regarde au milieu des ténèbres.

Le Lys a des pétales que l'on ne touche pas, des pétales d'un blanc pur et clair, d'un blanc qui n'agresse pas, d'un blanc doux qui contraste singulièrement, entouré de cette cascade et d'une silhouette si noires que rien ne saurait les souiller. Mais pas un de ces blanc pâles, sans vie, qui meurt trop vite, non c'est un blanc qui saurait prendre des couleurs, un blanc qui semble marbre mais reste peau, un blanc, pétale d'une fleur qui ne veut pas être vu mais ne peut cacher sa beauté. Une peau de crème, une peau douce, une peau d'enfant, dont les traits ont voulu se fermer si vite. Des traits qui se font durs et froids, fermés à la vie du coeur, mais qui restent tellement chargés d'expression. Un être si expressif... ses traits, ses yeux, son visage tout entier, il ne peut que difficilement caché ce qu'il ressent. Ce qu'il déteste le plus est ce qui est le plus beau chez lui. Cette façon dont la moindre émotion se peint, se dessine délicatement sur ce visage qui ne demande qu'à briller, qu'à montrer au monde qu'il est beau, qu'il est ange, au semblant ni féminin ni masculin. Mais l'être les réprime ces émotions, ces sentiments, qui le trahissent, qui montre ce qu'il ne veut pas dire, qui prouve ce qu'il veut cacher. Il veut effacer ce qui se trace avec douceur. Aussi il se rend sévère, sec, cassant comme la pierre mal taillée, aussi imperceptible que lui permettent ses forces, aussi froid que l'hiver qui pénètre en vous, vous lèche la peau en vous mordant les os.

Se dessinant délicatement dans ce blanc si pur, deux fines lèvres, non pas pétales de rose, mais lames de pèche. Rose-orangé doux et velouté. Fines, délicates et délicatement pulpeuse, elle s'étireraient en un sourire magnifique, plein de sens, de vie, de lumière, de choses à dire... si elle souriaient.
Fruit perdu sur ce visage qui ne sait pas sourire, fruit perdu sur ce visage qui ne sait plus comment goûter ses larmes. Fruit aussi attirant qu'interdit.
Fruit que seuls les fins doigts agiles peuvent se permettre de toucher...

Voulez-vous savoir où finit la poésie de cette création?

Tournées vers le ciel, tournées vers l'azur de l'immensité, vers le Dieu en qui l'on croit... deux perles. Nacrées et d'un gris bleuté clair et profond à la fois. D'un gris où brillent constamment quelques paillettes qui refusent de s'envoler. D'un gris qui s'assombrit parfois, mais jamais ne s'efface. Un bleu léger qui estompe et embrume le gris pour en faire une fumée, une respiration, un mirage étrange. Peu de personnes peuvent vraiment décrire la couleur de ses yeux, moi-même j'ai du mal. Indescriptible, et pourtant tant de fois contemplée par ceux qu'il regarde en face, par ceux à l'intérieur desquels il plonge l'eau grisée de ses yeux. Ses yeux si agiles quand il faut 'entendre', ses yeux qu'il ferme, et referme sur son tourment intérieur, sur l'abîme qui vide son âme et détruit son coeur, petit à petit. Ses yeux aux flèches assassines, sérieux, implacables, plantés dans les votre. Des yeux qu'il s'efforce de contrôler, car ils sont loquaces, bien malgré lui. Il ne peut se permettre de les laisser parler, de les laisser s'égarer, aussi il choisit là où ils vont se perdre, et il fait tout pour les rendre muet, il fait tout pour que leur chant ne soit qu'un silence acide et pénétrant.
Deux gouttes qui ne demandent qu'à tomber dans l'océan de ses souffrances et de ses peines.
Des flammes qui brûlent dans un ciel orageux lorsque la colère s'empare de ce corps, de ce coeur, de cette âme blessée et perdue dans des ténèbres qui se voilent d'une cruauté imperturbable.
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Albin
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MessageSujet: Re: Albin Melaïn Ame [Evêque]   Jeu 11 Oct - 2:48

Description caractérielle :

"Il me fait froid dans le dos...

...

Il y a plus de cinq jours, le nouvel Evêque de l'Amariah prenait officiellement ses fonctions. J'ai assisté à la procession de présentation. Elle était longue et majestueuse. Lui, était à l'avant, précédé par la Cardinale et entouré de milicien. Alors que tous étaient vêtus de leur habits d'apparats, lui portait une simple soutane.

Je dois avouer qu'il m'a fait une très forte impression, j'en suis encore quelque peu perturbé. La foule était hésitante, elle ne savait pas s'il fallait l'acclamer ou pas. Il dégage à la fois une grande simplicité, un charisme envoûtant et je dirais même parfois inquiétant, et une forte autorité. Il prend son rôle à coeur et ça se sent. On sent en lui quelque chose d'imposant et d'inquiétant qui force le respect. Ces traits sont froids, et je ne sais pas pourquoi je sens que c'est voulu. Je l'ai revu depuis, et j'ai interrogé plusieurs personnes, et je dois reconnaître que lors de la procession il faisait un effort pour être plus lumineux, plus joyeux. Je pensais alors que c'était la fierté de son nouveau poste, mais j'ai compris maintenant qu'il s'agissait de plaire à la population, une question de première impression.

Il semble qu'il fasse en sorte de contrôler ce qui se dessine sur son visage. Ceci m'inquiète, car cela me gêne pour établir quelques traits de personnalités, surtout cela montre un côté froid et calculateur assez impressionnant. Cet homme sait ce qu'il veut et il ne baissera jamais les bras, il n'abandonnera pas tant qu'il ne l'aura pas.

...

Je le suppose aussi sévère et cruel, mais d'une façon tellement poussée que je n'ose pas imaginer de quoi il est capable. Je n'ai pas eu l'occasion d'entendre sa voix, "c'est comme une claque sur votre visage, je me suis senti comme déshabillé, tout penaud, plus petit encore qu'un enfant..." m'a avoué un milicien qui avait fait une faute apparemment. Il est intransigeant. Exigeant envers lui-même comme envers les autres. Rien n'est laissé au hasard, jamais. Il cherche à vraiment tout contrôler, tout maîtriser.
J'ai l'impression que peu importe l'heure et le jour on le trouvera toujours aussi impeccable.

D'ailleurs la procession a montrer une preuve de ce que je pense être de la maniaquerie.

Il avançait lentement au milieu de l'allée formée par la foule, à un moment il s'est arrêté sans prévenir. Il était presque en face de moi, il s'est tourné de l'autre côté et s'est approché d'un jeune garçon, il s'est accroupi en face de lui et a arrangé sa chemise, son pantalon et ses cheveux. Puis il se leva, murmura quelque chose à une femme qui devait être la mère de l'enfant puis retourna dans la procession qui reprit.
J'ai interrogé la mère, elle était troublée, mais j'ai senti chez elle de l'admiration. D'après ce que j'ai compris, car il y avait beaucoup de monde autour de nous et elle n'était pas très concentrée, il lui aurait dit qu'elle avait un garçon charmant. Et elle a cru l'entendre dire à son fils qu'il fallait toujours bien s'habiller, bien se coiffer, et bien se tenir. Elle croit l'avoir vu sourire et "son visage était aussi doux que celui d'un père..."

...

Ce qui m'a beaucoup marqué également ce sont ces yeux...

On dirait qu'il regardait tout le monde dans les yeux, je crois qu'il m'a vu, il a plongé son regard dans le mien. C'était troublant, j'avais l'impression qu'il voyait à travers moi, qu'il pouvait voir au plus profond, qu'il cherchait ce que je voulais cacher. Je fus incapable de bouger pendant plusieurs secondes et quand j'ai repris complètement mes esprits, cela faisait longtemps qu'il m'avait dépassé.
Et j'ai recueilli parmi la foule plusieurs témoignages semblables au mien.

...

Cet homme m'intrigue, il me semble qu'il a une personnalité très complexe, que je n'arriverais pas bien à cerner malgré mon expérience. Je pense que c'est quelqu'un de sévère mais juste, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour nous car il suit sa justice, qui pourrait peut-être varier un peu de celle de l'Amariah. Cependant comme je le disais ceci n'est pas une bonne nouvelle pour nous, car je pense qu'il est de ceux qui déteste le plus Zion et tout ce qui s'y rattache.

...

Voici ce que je peux tirer de mes premières analyses mais il faut que je pousse plus loin mon enquête.

Seulement, une chose est sûr, je pense que maintenant que cet homme est le "Second" de l'Amariah, Zion a vraiment des soucis à se faire..."



extraits du brouillon du rapport d'Anderson Ally, serafim spécialisé dans l'établissement de portraits psychologiques et comportementaux, sur le nouvel Evêque de l'Amariah...

_______

"Si je connais le nouvel Evêque?

Je l'ai rencontré, j'ai même était en mission avec lui. Du temps où il était dans la milice. Il y a un an ou deux je ne sais plus très bien. Mais je sentais quand je l'ai vu que ce petit il irait loin. Moi j'avais pas son ambition, comme la plupart d'entre nous. Bien sûr on croit à l'Amariah, à ce qu'on défend, mais lui... Lui c'est tout qui est en jeu dans cette histoire. J'ai bien vu qu'il n'y avait rien d'autre que l'Amariah dans sa vie, il s'y consacre corps et âme si je puis dire.

Je pense qu'avec lui, l'Amariah est entre de bonnes mains et Zion n'a qu'à bien se tenir."

Ça ne vous dérange pas de recevoir des ordres d'un homme plus jeune que vous?


"Ben il y a déjà la Cardinale, et puis ça a bien remis à leur place tous ces vieux du conseils, tous ces vieux fous inconscients, dont certains frisent la débauche je vous dirais. Lui au moins il apporte du sang neuf et une nouvelle force pour l'Amariah. J'ai confiance en lui, en plus je dois avouer que quand je le vois je suis impressionné. J'ai beau être plus grand d'au moins vingt centimètres je me sens petit à côté. Et je sais de quoi il est capable, il a plus d'une fois prouvé sa valeur au combat et puis il sait de quoi il parle.

...

Un jour il m'a vraiment fait peur, mais quand je vous dit que j'ai eu peur je vous mens pas. Pourtant j'en ai vu des choses...

Car là vous le voyez calme et posé, mais il lui arrive d'exploser. La Colère de Dieu qu'on l'appelle.

C'était un jour, notre équipe revenait après quelques jours de repos complet, des vacances en dehors de l'enceinte de l'Amariah, et c'est parti d'un coup, je ne sais plus comment.
Une dispute avec un autre gars sur je ne sais plus quoi. Vous l'auriez vu, c'était impressionnant.

On sentait que son corps battait à une vitesse... Sa voix était encore plus cassante et il y avait quelque chose de grave et de profond. Et c'était surtout ses yeux. Des yeux, comme deux flammes, ça vous transperçait, on aurait presque dit qu'il pouvait vous tuer d'un simple regard. C'était vraiment une colère comme on en voit rarement chez les gens. Il s'est jeté sur le mec. Et on s'y est mis à trois ou quatre pour aider l'autre qui faisait deux fois son poids. Il était déchaîné.

Rapidement il a filé dans sa cellule et le lendemain il était à nouveau calme, comme si rien ne c'était passé, et je peux vous dire que personne ne le regardait plus de la même façon.

Moi je ne l'ai jamais revu se mettre dans une telle colère mais on m'a déjà racontait des histoires comme la mienne.

...

Oui moi je vous dis, j'ai confiance en ce gars là... ma vie? ... bien sûr..."

extraits de l'entretient entre Ally Anderson et Joaquim Eloïn, officier de la milice, qui a été dans la même équipe que Albin Melaïn Ame il y a deux ans et demi...

_______

"Albin?

J'étais un de ses professeurs lors de sa formation.

Un étrange petit...

Non, je ne suis pas étonné qu'il soit devenu Evêque. Je l'aimais bien, quelque part il me faisait de la peine.

Ce gamin renferme à la fois une grande souffrance et une profonde haine en lui.

Il souffre à cause de son passé je crois, je ne sais pas trop, il n'en a jamais parlé, l'Amariah ne fait pas vraiment attention à ces choses là, surtout pour un gamin qui semble aussi motivé et convaincu, du moment qu'il y a les papiers officiels, on ne va pas plus loin.
Mais lui je sentais qu'il y avait quelque chose qui le rendait triste, le faisait souffrir. Et au début il n'arrivait pas aussi bien à le cacher que maintenant, vous savez avec ses grands yeux et ce visage, on savait tout le temps ce qu'il pensait au début, mais petit à petit il a tout fermé, et maintenant...

...

J'ai de la peine, vraiment, car il est en train de fermer son âme, et il le sait...

...

Il est aussi rongé par la haine, une haine profonde pour Zion, les impies, les hérétiques, et tout ceux qui semblent contre l'Amariah, contre les lois divines, mais surtout, ce qu'il déteste le plus c'est lui-même.
Si vous saviez à quel point il se déteste... Je crois que c'est cet rage qui ressort lorsqu'il se met en colère. C'est sa haine qui le pousse à allé de l'avant, c'est sa haine qui le rend si fort, c'est elle qui a fait de lui le nouvel Evêque de l'Amariah.

...

Plusieurs fois le soir, j'entendais dans sa cellule, il se punissait, je ne sais pas exactement comment, il ne se contentait pas de l'auto-flagellation, il allait bien plus loin, bien trop loin je pense. Le nombre de fois où le matin on a du entrer de force dans sa chambre pour le trouver inconscient et l'emmener d'urgence à l'hôpital. Il cherche à se faire pardonner sauf qu'il ne trouvera jamais le pardon, car la seule personne qui doit le pardonner c'est lui-même, et ça il ne le fera pas... il est enfermé dans un cercle qui a assombrit son coeur...

...

Je pense que ce poste est peut-être un moyen pour lui de réussir à apaiser ses souffrance et sa colère.

...

En attendant il va tout faire pour la puissance de l'Amariah, non pour sa gloire, ou la fortune, il est quelqu'un de si simple, qui se contente strictement de ce dont il a besoin, mais parce qu'il croit en notre cause, en notre Dieu et il ne supporte pas que sa gloire soit remise en cause."


extraits de l'entretient entre Ally Anderson et le Père Antz, membre de l'équipe éducative lorsqu'Albin Melaïn Ame est entré à l'Amariah.



Style de combat et armement :

Albin a été milicien, un milicien valeureux et rapidement monté en grade. De ce fait il a une parfaite maîtrise d'armes à feu légères mais efficaces. Durant son entraînement il a fait en sorte de connaître les deux armes à sa disposition sur le bout des doigts. Il manie un pistolet à douze coups, léger mais solide, plus rapide, moins bruyant et surtout plus performant que les pistolets des précédents millénaire ; et un revolver à six coups, plus imposants avec son canon assez long, mais toujours assez léger et encore plus précis et perforant. Ces armes sont d'autant plus efficaces dans les mains d'Albin qu'il possède une très grande précision et un incroyable capacité de concentration. S'il vise et se concentre, il ne rate jamais sa cible.
Cependant Albin a toujours pensé que sa maîtrise des armes n'était pas suffisante, l'Amariah reste un peut trop attaché à de vieux principes et une image de moine combattant à main nue qui ne concorde pas avec le monde actuel. Et maintenant qu'il est le Second de l'Amariah il compte renforcer l'entraînement en armement des miliciens, et organiser un remaniement de l'armement de l'Amariah qui doit maintenant être à la pointe de la technologie question arme et équipement si elle veut anéantir Zion.
S'il ne maîtrise que peu d'armes, c'est parce que l'Amariah attache plus d'importance au combat au corps à corps, ou au bâton, qui restent également très important pour Albin car ils font la particularité de l'Amariah mais ils ne faut pas se reposer que sur ça. Donc Albin maîtrise à la perfection l'art martial mis au point par l'Amariah, s'inspirant de ces anciens arts vieux de quelques millénaires. Avec ses mains fines et agiles, ou avec un bâton un peu plus grand que lui, Albin peut être redoutable au combat, enchaînant prises et katas, variant en fonction des conditions et de l'adversaire en face de lui ; et il s'avère également sublime en entraînant ou lors d'une démonstration, sachant réunir prouesse technique et esthétique du mouvement. Dans ce domaine également sa concentration est un atout de poids, d'autant plus qu'il semble coupé du monde quand il combat, on a l'impression quand on le voit qu'il n'a que le combat à l'esprit, qu'il la dans le corps et dans le coeur.
Bien sûr vous me direz maintenant il n'a plus besoin de combattre, il lui suffit de faire appelle à des miliciens, et qu'il y en a de toute façon toujours au moins deux toujours à côté de lui pour assurer sa défense. Seulement, ce n'est pas le genre d'Albin d'envoyer les autres et de ne rien faire. Et bien qu'il ne prendra pas de risques inutiles, sachant que maintenant il a une place importante dans l'Amariah, il n'hésitera pas si l'occasion se présente d'aller au combat avec les miliciens.
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Albin
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MessageSujet: Re: Albin Melaïn Ame [Evêque]   Jeu 11 Oct - 2:49

Histoire :

He does not believe


Une Guerre. Horreur. Souffrance. Mort.

Un homme serre dans sa main le symbole de sa foi, de sa religion, de sa croyance. Il s’y raccrochait. Il y croyait. Il la serre.

Ses mâchoires se serrent. Haine et douleur.

Le symbole est jeté, piétiné, enfoncé dans la boue, laissé là. Oublié.


anymore.

Ainsi commence l’histoire d’Albin, ou plutôt l’histoire de Jack Hacht.

. Malédiction et hérésie d’une famille .


Grand-père. Monstre changé par la guerre. Il a survécu à l’enfer. Il combattra son ancien Dieu, ses anciennes croyances et reniera le nouvel écrin que leur donne l’Amariah.

Il sera monstre, créature impie. Il

Volera, tuera, mentira, détruira, violera. Etre infecte, méprisant et méprisable.

Un rire gras secouera ses muscles ramollis lorsqu’il trouvera un emploi. Zion. Nouvelle lumière, nouvelles croyances. Ennemie de mon ennemie est mon amie.

Son fils sera maudit d’avoir été un bâtard, un illégitime, d’avoir été le fruit du crime, du viol, de la haine de sa mère.

Douce grand-mère. Aimante, croyante. Elle avait recueilli le grand-père, soigné, logé, nourrit.

Il la viole pour lui dire merci.

Pour le punir : un fils puéril, un fils stérile.

Même chemin que le père. Zion. Vol, meurtre, viol. Zion.

Et heureusement que Zion était là, que Zion défie Dieu, défie la création. Il eut un enfant, un modifié, un qu’on voulait 'améliorer'.
Une mère bafouée, une mère trompée.

Yasinin


Fierté pour le grand-père. Insulte à son ancienne foi, injure au Dieu d’autrefois. Sourire de le dire à un prêtre. Sourire de le voir mourir, un air d’effrois sur le visage.

Indifférence pour le père. Un fils ? Il n’en a que faire.

Honte pour l’enfant. Honte d’être ce monstre sourd, ce monstre impie. Premier germe de sa haine. Haine de la famille. Haine du père. Haine de soi.

Zion en profite. Test et expérimente.

Expérience n° x, dossier n°xxx : ECHEC

Le cobaye ne réagit pas. Le cobaye de répond pas. Le cobaye se rebelle et refuse. Il ne sera pas la marionnette de ses fous, de ces êtres infâmes qui murmurent derrière leurs vitres.

Il rejette. Zion, lui, son père, sa famille, son père, lui, Zion. Zion semble être la cause.

The curse.


La haine grandit et le ronge.

Mais il trouve la lumière, la réponse. Dans le grenier, caché sous la poussière des années, un trésor, une oasis de joie. Le secret de sa grand-mère. Un coffre plein de foi. Le petit Jack découvre la religion de sa grand-mère, la religion de ses ancêtres et la nouvelle religion de son être.

Il lit, dévore, apprend. Bien sûr personne ne le sait. C’est son secret. Secret qu’il partage avec sa grand-mère morte. Sa grand-mère qu’il n’a pas connue. Sa grand-mère si belle sur la photo jaunie, la photo trouvée, la photo cachée.

Bientôt il fuira, il quittera ce monde qu’il déteste, cette maison qu’il hait, ce père qu’il voudrait tuer. Il fuit et court. Son coffre sous la main. Ses croyances dans le cœur. Sa foi dans l’âme.

Son refuge sera une église. Un prêtre bon et bienveillant, joyeux bienfaiteur. Recueilli, logé, nourri.

Maintenant il n’est plus Jack, il est Albin.
Albin Melaïn Ame. L’être blanc à l’âme noire.

Sa foi, sa ferveur, son enthousiasme, sa rigueur, sa gentillesse, son calme, sa douceur.

Réjouissent le prêtre qui en devient aveugle devant les crises de colère, devant les tempêtes de son âme.

Bientôt les études religieuses, les ordres. Il croit, il étudie, il veut travailler pour l’Amariah.

Bientôt la milice. Il est doué, il est déterminé, il apprend vite. Echelons en échelons. Il grimpe et impressionne toujours autant. Un nom avant de connaître le visage. Une réputation sans identité. Un être qu’il s’invente.

Toujours sur ses gardes. Prudence constante. Mais, avantages de sa malédiction. Agile, rapide. Concentration et équilibre.

Il monte dans la hiérarchie. Etonnant, il est si jeune.

Un jour dans le désert. Une autre victime de la malédiction, victime de Zion se perd. Une fragile petite fleur.
Ses pétales menacent de tomber sous le soleil aride.
Mais Albin la sauve. Albin la protège. Albin la ramène à l'Amariah.
La petite fleur devient son bras droit

et peut-être plus que ça...


Son ascenssion continue. Albin est ambitieux. Albin sait ce qu'il veut.

Vient l’heure de choisir un Evêque. Il faut seconder la jeune Cardinale. L’ancien est mort, enseveli sous l’Opéra.

Son dossier est dans la liste. Il y a les conditions. Mais bien sûr, il ne sera jamais choisi, le Conseil ne le veut pas, il est trop jeune. Beaucoup trop jeune. Un Evêque âgé est essentiel pour limiter les dégâts de la Cardinale.

C’était sans compter sur l’esprit de défi de la jeune femme.

Il est choisi. Pour son jeune âge. Pour faire rager les « vieux » du Conseil.

Et le voici. Evêque. Second de l’Amariah.

Son combat peut commencer, son combat peut continuer.

Mettre fin à la malédiction.

Kill the Curse

Destroy Zion
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Albin
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MessageSujet: Re: Albin Melaïn Ame [Evêque]   Jeu 11 Oct - 2:49

What may have happen -

Le crépuscule s'étendait rouge-orangé au-dessus de la ville. Au-dessus de cette ville qui semblait courir à sa perte aveuglée par le vice et mal.
Cette ville qu'Albin observait, depuis son bureau, à travers une fenêtre aux vitres impeccables. Son visage était si près de la fenêtre, que le souffle chaud qui animait imperceptiblement son corps, laissait chaque fois un rond de buée.


* Pauvres êtres inconscients...*

Dans son esprit, milles et unes pensées voguaient tel des milliers de voiliers perdus dans une houle déchaînée. Il devait y mettre un terme, en finir avec cette histoire. Il fixa ses yeux gris dans la vitre...

* Soit fort Albin!*

Vivement il vibrèrent en apercevant un signe, une image dans la vitre. Un prêtre était entré. Il avait certainement frappé, mais Albin leur avait dit de ne pas attendre sa réponse, qu'il fermerait la porte s'il ne voulait pas être dérangé. Etre toujours sur ses gardes devenait fatiguant à la longue, mais Albin n'avait pas le choix, il ne laisserait jamais quiconque le prendre au dépourvu. Il se retourna lentement, calmement, comme s'il avait entendu le "Monseigneur" lancé par l'homme qui s'était courbé dans sa direction.

"Qu'y a-t-il?" Sa voix était vide d'émotion, mais chargée d'une présence et d'une autorité indiscutable.

L'homme se releva et regarda le jeune Evêque dans les yeux. Au début il avait trouvé cela étrange, mais c'était un ordre du second de l'Amariah qui voulait ainsi pouvoir juger de ses interlocuteurs.

"On a retrouvé l'homme que vous cherchiez Monseigneur.

Les yeux d'Albin, exercés, allaient agiles des yeux au lèvres, pour lire et imposer son autorité, faire croire qu'il ne fixait que les yeux tout en "entendant" ce qu'on lui disait.

- Faites le entrer!
- Oui Monseigneur."


L'homme sortit rapidement. Albin sentit son coeur s'accélérer, et son sang bouillir en lui. Bien sûr, il n'en fit rien paraître, il ne pouvait pas laisser voir que cela le touchait, que cela le troublait.

Bientôt le prêtre revient, accompagné de deux autres miliciens, tenant fermement un homme assez âgé et visiblement pas au mieux de sa forme. Il indiqua aux religieux de le faire asseoir au centre de la pièce, puis il s'approcha de sa démarche lente et calme de l'homme, qu'il fixa dans les yeux. Il lut aussitôt la surprise qui avait envahit ceux-ci.


"Laissez-moi seul avec lui!
- Mais Monseigneur...
- Seul j'ai dit." Sa voix s'était faite plus sèche, plus cassante, plus autoritaire.


Il tourna la tête vers les prêtres qui s'exécutèrent et sortirent de la pièce. Albin alla vers la porte, toujours calme et lent. Il posa ses longs doigts si fin sur la clef et la tourna deux fois, puis il revint vers l'individu, attaché les bras dans le dos, dans un trop mauvais état pour pouvoir faire quoi que ce soit. Il plongea le gris-bleu dans celui de l'homme abasourdi.

"Bonsoir Papa.
- Qu.. qu...
- Surpris?
- Qu...
- Qu'est-ce que tu fais ici? J'ai donné l'ordre de te retrouver et de t'amener ici, pour que je puisse te voir.
- Pourquoi?
- Pour te dire moi-même la grande nouvelle. Te dire que ton fils est maintenant l'Evêque de l'Amariah."


Il le fixa encore plus durement, un air de défi enflammant son regard et illuminant ses traits.

"Comment?
- Comment? Tu veux peut-être parler de..."


Il leva une main et caressa légèrement son oreille droite...

"Ce petit détail..."

Il baissa sa main et s'approcha un peu de son père.

"Ils ne sont pas au courant."

Il se rapprocha encore puis se pencha pour avoir son visage en face de celui de l'homme, en face de cet homme qu'il détestait tant.

"Alors Papa? J'espère que tu es fier de moi."

Et, surgissant soudainement de nulle part, emportée dans un vent de colère, s'abattit une main sur la joue mal rasée de l'homme assis. Une autre la suivit, puis une autre, s'échouant, vagues de haine, de souffrance, sur la plage de ce visage, ce visage qui revenait toujours, qui replongeait toujours son regards humide dans les yeux de son fils. Albin le frappait encore et encore, pleurant, tremblant sous la colère qui animait son coeur, sous la haine qui brûle ses veines, tremblant sous la souffrance qui lui a fait perdre la lumière dans son regard, sous la douleur que personne n'a jamais consolé. Il frappe cet homme qu'il déteste, qu'il hait de toute les fibres de son corps. Il le frappe de toute ses forces, il a trop de choses en lui, trop de choses qu'il n'a jamais exprimé, qu'il a toujours réprimé, refoulé, une envie de mordre qui lui a permit de lutter et de résister, une envie d'exploser qui lui a permis de se retrouver dans ce bureau.

Mais que reste-t-il lorsque la haine s'exprime?

Epuisé, vide, le moindre bout de ce corps tremblant, vibrant sous le choc de cet explosion de sentiments, Albin s'effondre, au pied de celui qui fut son père, de celui qu'il hait encore plus qu'il ne se hait lui-même. Sa respiration s'est accéléré, il ne peut plus bouger, des gouttes de transpiration tombent sous ses yeux fixes, perdus, vide comme le ciel grisonnant après la tempête.

Son père se penche, il le sent, il relève la tête et le regarde, leur yeux se croisent, les lèvres de son père remuent...


"Jack..."

Electrochoc. Albin retrouve ses esprits. Son visage se referme, et il se relève lentement. Il pose un regard qui est redevenu pierre, des yeux prêts à trancher le coeur de cet homme.

"Je ne m'appelle plus Jack... je ne suis plus ce monstre que tu as mis au monde..."

Il était à nouveau Albin, à nouveau cet être calme et froid si impitoyable. Il s'absenta quelques instants dans la salle d'eau et en ressortit aussi droit et posé que s'il ne s'était rien passé. Un peu d'eau et une serviette avait effacé les traces de sa colère, de sa haine envers son père. Tout ce qu'il en restait se trouvait dans les yeux horrifiés et pleurant de ce père complètement éveillé maintenant et dans les marques rouges sur une de ses joues.

Albin s'avança d'une démarche toute albine, prenant au passage une toute petite clef. Il enleva les menottes à son père qui comprenait encore moins cet acte que la colère précédente. Celui-ci se frotta les poignets, ne lâchant pas son fils des yeux, effrayé et se demandant ce qu'il lui réservait.

Albin alla vers un des tiroirs de son bureau, il en sortit quelques feuilles et de la peinture et des crayons gras. Il jeta le tout par terre, devant son père.


"Par terre!"

Son père s'exécuta, trop effrayé pour protester, ou même réfléchir.

"Tu vas me faire de jolies dessins."

Son père commença à ouvrir la boîte de crayon.

Albin le gifla sèchement.


"Attends! Je ne t'ai pas dit de commencer. D'abord..."

Il retourna vers son bureau, et fouilla dans un autre tiroir d'où il tira une petit boîte de bois.

"Je suis sûr que tu en prends. Eh bien, on va voir si c'est efficace."

Albin contourna son bureau, posa la boîte dessus et l'ouvrit, il prit une pilule et prit violemment la mâchoire de son père dans une de ses longues mains, il le força à ouvrir la bouche et à avaler la pilule. Puis il relâcha son père dans un geste plein de mépris et de dégoût.

Quelques instants... les premiers effets...

Son père prit une feuille et dessina à la peinture, les couleurs volaient, les formes prenaient vie, un dessin, puis un autre. Albin le regarda, prit comme d'un envie de vomir.

Une autre pilule. Son père l'avala par désir, par envie, par amour des effets, il consommait cette drogue depuis quelques temps déjà, presque depuis sa commercialisation, presque depuis un mois, presque tous les jours.

Les dessins continuaient de courir sur les feuilles, prenant des couleur là pour les reposer plus loin, animant les fibres végétales d'une vie pleine de matière et de couleur.

De temps à autres, Albin prenait un dessin et l'étudiait, puis le laissait retombé. Il était révolté et véritablement dégoûté par ce qu'il voyait.

Il alla vers la petite boîte, pris dans sa main trois autres pilules, puis saisit à nouveau la mâchoire de son père, qui l'ouvrit de sa propre volonté comme désireux d'en avoir encore, d'en avoir plus. Albin mit les trois pilules dans sa bouche et le força de façon assez brusque à les avaler. Il releva la main, desserrant son étreinte sur la mâchoire de son père qui s'effondra. Au bout de quelques instants son corps se mit à trembler, de plus en plus violemment, ses yeux se révulsèrent, une sorte de mousse blanchâtre se répandit hors de ses lèvres.

Albin le regarda sans ciller, sans bouger, sans que la moindre émotion ne vienne ébranler ses yeux fixes et durs et son visage fermé.

Quelques minutes et se fut finit. Son père était mort.

Albin rangea la boîte dans son tiroir, ainsi que la peinture et les crayons. Puis il alla vers la porte, l'ouvrit et indiqua aux miliciens qui se tenaient là d'entrer.


"Débarrassez-moi de lui! Et jetez tous ça!"

Dit-il en entrant à nouveau dans sa pièce, il alla ouvrir les larges fenêtres pour faire entrer un peu d'air frais.

Une demi heure plus tard son bureau était aussi rangé et aussi propre qu'à l'ordinaire...


[Finit ^^]

[hj: pour infos : c'est le rp que j'ai envoyé comme test à la Voix.]
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