[Forum Archive] Jeu de rôle d'interprétation sur forum, concernant un monde futuriste et post-apoalyptique
 
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 L'Aube d'une prière

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Albin
Evêque d'Assiah
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MessageSujet: L'Aube d'une prière   Jeu 11 Oct - 2:47

L’aube est si belle.

La ville perdue est endormie. Les vices se taisent et le mal se repose. Pour un temps, elle semble retrouver son innocence à travers la brume blanche, le soleil pâle et le silence de l’enfant qui respire de tendres rêves. Pour un temps, la ville semble pure et belle. Les rues vides, les rues claires. Quelques lambeaux de la nuit résistent à la fraîche lueur d’une nouvelle journée qui s’annonce, mais ne gâchent pas le tableau lumineux qui se lève.
Le mal n’est pas encore là, le mal n’est pas réveillé. Il prend des forces. Il se repose en attendant, que le soleil déchire la tranquillité des gens et pousse les âmes perdues vers les flammes rouges d’un enfer qui leur souhaite la bienvenue.
La nuit a sombré sous les crimes, sous les vices, sous les péchés, mais à l’aube la ville s’endort. Pour un temps, pour un moment. Car si le péché ne dort jamais vraiment, les pécheurs, eux ont besoin de rêver de temps en temps.

L’aube est si belle.
Si on sait la voir.


Car il est un homme à qui cette beauté échappe.

Genoux contre le sol froid. Mains jointes. Coudes posés sur du bois sombre. D’un noir éclatant dans le blanc matinal.

Une prière.


La majestueuse Basilique se dresse fièrement au sommet d’une colline. Belle et imposante. Refuge des croyants. Havre de paix pour celui qui écoute. Lieu saint, lieu de culte. Respect et dévotion. Humilité et abandon. Peut-être y entendrez-vous la voix de Dieu.


Depuis combien de temps Albin est-il agenouillé devant l’autel ? Lui-même ne saurait le dire.

Ses jambes s’engourdissent contre la pierre froide. Sa gorge s’assèche à force de murmure.
Il prie.
Doucement, lentement, cérémonieusement. La prière du matin ? La prière quotidienne ?

La prière pour obtenir le pardon.

Son murmure est comme une brise glacée dans le silence. Ses lèvres semblent à peine trembler.

Il est immobile. A croire que son sang ne bat pas. A croire que son souffle ne respire pas.

Sans le chuchotement continu qui plane à travers la salle on pourrait croire que son âme a abandonné son corps, partie pour rejoindre son Dieu. Ne laissant qu’un corps froid et imperturbable.

Dos droit, position choisie au cil près. Il y a tellement de choses cachées qu’on ne sait pas, mais qu’on pourrait comprendre avec les quelques indices.
Une légère grimace, signe de la dévotion ? Signe de la concentration. Concentration accrue par la douleur.

Les yeux qu’il ferme pour les reposer. Les yeux qu’il ferme car voir n’apporte rien. Les yeux qu’il ferme se plissent un peu trop. Les paupières se froissent. Autre signe, autre indice de ce que cache sa soutane.

Soutane légère, qui se colle par endroits, étrangement, comme attirée par le sang. Mais on ne le voit pas, car le noir cache le rouge, car le sang fut nettoyé, les restes sont légers. On ne le voit pas car le dos est droit et détourne l’attention de ce qui nous apprendrait la vérité.

On ne voit rien, on ne comprend pas, car il est fier et droit, car il est pierre et noir. On ne voit pas car…

Pourquoi le lait de son dos aurait connu un rouge chaud, un rouge sang ?


Le gris-bleu s’ouvre.


Déjà impitoyable, déjà inquiétant et menaçant. Le gris-bleu fixe l’autel, déjà masqué de son impeccable dureté. Si tôt le matin. Dans la solitude. Le gris-bleu reste lame, le gris-bleu reste flammes glacées.

Pourquoi cet homme ne peut-il comprendre qu’il est des moments où l’on peut être sans avoir peur ? Il est des moments où la vérité de ne ferait de mal à personne. Où la vérité ne pourrait se savoir. Il est des moments où le vrai peut s’exhiber sans peur d’être brisé. Il est des moments qui ne nécessitent pas de masques.

Pour Albin, ces moments n’existent pas. Pour Albin, le masque est perpétuel.

La prière est finie. Il faut se lever. Il faut partir.

Vite.

Quelques heures encore pour se reposer. Une demi-heure, une demi-minute, une demi-seconde. Le nécessaire. L’aube se lève et bientôt son rôle à jouer.

Il se lève et se fige.

Ses jambes engourdies ne lui permettent pas d’avancer. Il grimace et tente de bouger. Il tremble, vacille et est grisé par tout ce sang qui afflue, tout ce sang qui coule et court dans ses jambes. Milliers de fourmis qui le font ployer.
Il tend le bras en avant, cherche l’appuie du bois, l’appuie d’un banc. Lentement il s’assoie, étend ses jambes et attend. Attend que le sang soit là à nouveau, que le sang ne se sente plus. Il attend que l’engourdissement disparaisse, que les fourmis cessent, qu’enfin ses jambes le laissent poser le pied sans sentir la menace de la chute.

Aussi naturel que son masque peut l’être. Dos droit, visage impassible. Il ne montre pas ce qui devient presque une douleur, ce qui l’oblige à rester là, la sensation désagréable qui immobilise ses pas.
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Monodiela
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MessageSujet: Re: L'Aube d'une prière   Jeu 11 Oct - 2:50

Aussi certain que la nuit ploie, le jour s'avance.
Aussi certain que le voile se brise, se tisse l'agonie du silence.
La petite fleur connaît bien cette litanie là, ô oui, on lui a bien fait la leçon !
Et puis, parfois, il ne suffit pas de raison, d'apprentissage, de dureté ou de masque, mais de deux yeux, deux amandes douces qui vous observent, presque gentiment, notant en ses yeux innocents pourtant d'une extrême intelligence, le moindre mouvement, la moindre incandescence.

C'était l'un de ses talents principaux: de tout voir !
Oh Oui, Monodiela voyait tout, petite fleur, Monodiela était attentive, inoffensive douceur...

Et puis, et puis, il fallait aller le chercher.
Oui, le chercher, Lui, parce qu'il ne fallait pas qu'il ne soit pas à l'heure, oh non !
On ne lui avait rien demandé à la fleur. On ne lui avait rien demandé, elle devrait avoir peur ! Mais non, elle n'en fait qu'à sa tête, qu'à ce qu'elle veut bien voir, quand elle ne ferme pas les yeux, quand ce sang ne dégouline pas, opium poisseux dégueux, poison vorace qui salie, salie l'intérieur !
Non, elle ne voit pas, elle ne voit pas, elle ferme les yeux. Elle reprend des forces en ce regard miséricordieux qui lui fait face.
Ils disent qu'il est de fer, qu'il est de glace.
Mais Monodiela sourît, et rît même !

Comment un petit si souriant, comme un enfant si charmant, un inquisiteur si jeune, pouvait supporter cet être semblant indifférent ?
Comment cette chaleur s'accommodait-elle de cette distance, de cette tour de silence ?

En silence, silence Monodiela ! Son monde est silence, tu ne le sais pas ?
Non elle ne le sait pas, et elle le sait en même temps, mais elle sait qu'elle ne doit pas alors elle fait comme si elle ne savait pas.
C'est comme ça. C'est mieux ainsi, comme on dit.

Et c'est mieux là, dans l'ombre protectrice du magistrale maternel, oh oui, qu'elle est belle sa génitrice, qu'elle est grande et glorieuse sa mère !
L'Amariah, ça sonne joyeux, affectueux, tendre et protecteur...

Et bien loin de ces détracteurs !
Oh, elle l'aime, elle l'aime !
Et elle fera tout pour éloigner les responsables de ses pleurs, oh oui ! Elle les sauvera aussi !
Pour que maman sourît, oui !
Et lui aussi !
Pour que son regard glacé se réchauffe un peu, comme des fois, cela lui arrive, quand il ne le sait pas, mais chut ! Ce genre de chose l'énerve et Monodiela a apprit à ne pas énerver, Monodiela sait plier, sait rire, sait apaiser !

Pas de bruit, pas de bruit, Monodiela n'en fait jamais dans son silence.
Et c'est à pas de fleur qu'elle avance, qu'elle effleure son épaule au tissu rude.
Comme d'une caresse, respectueuse, tendresse, son geste trahit sa vérité à elle.
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Albin
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MessageSujet: Re: L'Aube d'une prière   Jeu 11 Oct - 2:53

Un éclair blanc fendit l’air. La main de pierre se pose sur le sable et arrête le geste qui se voulait tendre.
Une main est froide comme la pluie qui ruisselle un soir d’hiver sur les ruines d’une statue grecque.
L’autre main est délicate comme le souffle chaud au creux du cou.

Albin la serre légèrement. Fermement, mais…
tendrement.


" Fais Attention ! "

Ses mots claquent dans le silence. La pierre tremble sous leur dureté.

Albin se lève sans lâcher la main. Ses yeux se posent sur le petit être qui se tient devant lui.

Statue de glace. Froide pierre taillée dans une insondable dureté.


" Tu le sais. "
Aucune chaleur dans la voix. Ni couleur. Ni odeur.

Pourquoi ? Pourquoi un homme traiterait aussi durement un être qui semble si fragile, si innocent ? La pierre ne se fissure-t-elle pas pour la fleur ?


Peut-être pourrait-on se poser la question si l’on ne connaissait pas Albin.


Mais Albin est un froid sans ennemi. Neige qui recouvre les déserts.

" Tu sais que je n’aime pas être surpris. "

La brume grise et bleutée enroule le vert tendre de deux perles d’innocences.

Qu’ont-ils ces yeux ? Qu’ont-ils de si particuliers ?


Ce vert. Parfum d’un désert d’or balayé par le vent. Bruit de la caresse du soleil sur la peau brûlante.

Ce vert saurait-il faire fondre la glace ?


Le froid relâche la douceur. Le visage se relève et fixe le trou de soleil, le trou de lumière, entrée de ce lieu saint. Pierre à nouveau lisse.

Mais, qu’était-ce juste à l’instant ?
Un sourire ?


Non, ce n’est pas possible. Une esquisse, une ombre, un reflet de sourire aurait réussi à se glisser sur ces lèvres ?

Etre plus fort. Eliminer les faiblesses. Toutes les faiblesses.


* Concentre-toi ! Concentre-toi Albin ! *


Tu es un être encore si faible.


Albin fait un pas en avant. Il marche vers la sortie. Juste quelques pas. Juste pour se placer à côté de l’être. Le seul être qui n’aura jamais à craindre ses colères.
Le seul être qui embrume parfois le gris bleu.

La main blanche se lève à nouveau. Plus délicate. Moins claque. Elle se pose sur l’épaule.

Imitation du geste.

Imitation du père ?


" Bonjour, Monodiela. Je suis en retard, c’est ça ? "

Il enlève sa main et s’avance. Il se dirige vers la lumière, vers la sortie. Les pas résonnent, le silence est percuté par la semelle de ses chaussures.

Quelques pas. Il s’arrête et se retourne vers le petit être. Vers la petite fleur du désert.

Concentration. Faire en sorte de ne rien montrer, de ne rien paraître. Ni dans le visage, ni dans la voix.

" As-tu fait ta prière ? "
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Monodiela
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MessageSujet: Re: L'Aube d'une prière   Jeu 11 Oct - 2:59

Il prévient, il gronde, l'ombre. Et Monodiela sourît, Monodiela ne recule, Monodiela n'a pas peur ! Il ne craint rien, il le sait, il n'a rien à craindre de son sauveur, alors il se contente de sourire alors que l'autre gronde, rouspète l'enfant qu'il paraît toujours.
Sa poigne de fer, mais sa poigne ne trompe pas, et la fleur le sait ça ! La fleur sait ô combien cette même poigne peut parfois trembler, parfois aimer... Mais chut Monodiela ! Chut ! Il ne faut pas penser à ça, tu sais bien, lui même se retient ! Il dit qu'il n'a pas le droit, tu ne sais pas pourquoi, tu devines, mais c'est son choix. Alors il faut s'y plier la fleur, oui car elle plie toujours mais ne se rompt pas, elle danse avec la tempête, amoureuse du vent !

Il ne connaît pas l'impact de sa voix l'évêque, il ne connaît pas, enfin, il le sent, il ne connaît pas non plus ce qu'elle peut parfois produire sur Monodiela chaque fois qu'il l'entend cette voix !
Oh Monodiela est heureux, heureux ! Monodiela se retient de ne pas l'approcher de ne pas trop le toucher, de ne pas l'enlacer, l'embrasser lui dire combien il l'aime !
Non la fleur se tait, elle n'a pas le droit parce qu'il ne le se donne pas. Alors Monodiela trépigne de l'intérieur, c'est bien l'unique petite flamme de son petit coeur, si creux, si creux le coeur alors que l'enfant parait si vaste !
Et pourtant, et pourtant, Monodiela n'a pas d'autre place ! Oui, qu'une seule, et elle est prise en son grand, Oh oui !
Il prend toute la petite place dont elle dépend, toute ! Parfois elle croit s'étouffer tant son coeur est dominé, la fleur, alors, alors elle resplendit, elle resplendit de l'extérieur.
Il est comme sa lumière, qui, s'il n'était pas autant dans l'ombre, pourrait la brûler ! Oh oui petite fleur, il te consumerait !
Mais ça, elle s'en fiche, ce n'est pas important, c'est ailleurs l'important, dans un autre coeur, dans celui d'un lys glorieux, oui c'est ça l'important, c'est ce qu'elle lit dans ses yeux. Le pouvoir de Dieu ? Ce doit être ça, oui, parce que le reste tu ne le sais pas Monodiela, et tu fermes les yeux :

Rappelle toi
.

Et soudain, Il le touche. La fleur tressaillit un peu, c'est comme électrique, c'est très mystérieux.
C'est un geste possessif et déjà victorieux, un geste qui accompagne, et vérifie et pourtant, ô déjà, il se souvient, encore une fois.
Monodiela le suit, il se fait de nouveau mystère, sa lumière. La fleur se tait un peu penaude, elle a oublié.
Oui, parfois elle oublie, et parfois elle se retrouve en des endroits qu'elle ne connaît pas mais qu'elle connaît en même temps.
Tout ça est très déroutant !
Mais il ne faut pas lui dire, non, non, non !
Il s'inquièterait. Mais il ne faut pas lui mentir, oh non ! Non, Monodiela ne mentira jamais à Albin, elle ne pourrait pas, même s'il la devine, même s'il croit savoir, Monodiela sait qu'il ne comprend pas tout d'elle.
Et la fleur ne sait pas non plus ce qu'on devrait ...

Ah oui, la prière.

Elle tourne son innocence vers cet homme qui se voudrait père :
"J'ai oublié..."
murmure un peu honteux, Monodiela se tord les mains, il s'en veut, oh oui qu'il s'en veut !
Il le sait pourtant, il ne sait plus combien de fois il doit déjà !
Mais c'est beaucoup, beaucoup ! Et il oublie souvent de compter, et là, il a tout oublié.
Peut-être qu'il l'a déjà fait après tout ?


Un espoir illumine soudain sa caboche.

Mais peut être pas.


Sa mine se fait sombre de nouveau. Il ne sait pas, il ne sait pas.
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Albin
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MessageSujet: Re: L'Aube d'une prière   Jeu 11 Oct - 3:00

Une fleur du désert caresse innocente
Le vent qui siffle
Dans le cœur du Lys qu’enchante
La glace qui gifle


Etrange rencontre. Etrange alliance.

Que celle de ces deux êtres, que ces deux fleurs malmenées par la vie.

On ignore leur passé, leur histoire. On ne voit que les pétales qui veulent bien s’ouvrir aux yeux du soleil et de la neige.
Le cœur reste caché, protégé, oublié.

Que ce passerait-il si… ?

Mais cela n’arrivera pas, cela n’est pas possible. Albin ne le laissera pas. Albin a peur. Albin a peur du bonheur.

De ce qu’il pourrait gâcher, les efforts ruinés. Il craint ce qu’il pourrait détruire, et peut-être même construire.

Son bras droit. Il est devenu son bras droit. Elle est son soutient le plus sûr. Il sait sur elle des choses secrètes, mystères, presque intimes. Il ne dira rien. Il ne connaît que trop bien les mensonges. Dans son secret se cache le sien désormais.

Il l’a recueilli, il l’a sauvée. Elle est son élève, son amie, son …

Il a peur, mais ne peut le fuir. Il est allé trop loin. Il est trop tard.

Les petites lèvres frémissent et forment des mots qu’il connaît si bien. Mais ces mouvements, cette danse de ces lèvres le fait sourire. Il ne peut qu’imaginer sa voix, mais il l’imagine si douce, si légère, comme un chant mélancolique dans le vent du désert aride, comme la brise humide de la cascade sur une fleur qui sourit. Elle résonne tellement fort dans son esprit qu’il se sent aussi apaisé que si le souffle chaud de ce petit être avait coulé, sucré, dans son oreille.

Elle a oublié la petite fleur.

Mais qu’a-t-elle oublié ?

Albin l’observe impassible, mais pourtant quelque part un peu amusé par les changements sur le doux visage de ce délicat enfant.

Mais il doit arrêter. Ce sourire dans son âme n’a pas lieu d’être.

Il se ferme et force une tempête de neige a s’abattre sur son cœur.

Des pas qui résonnent contre la pierre à nouveau. Il s’avance vers la fleur. L’air imposant. L’air menaçant. Que va-t-il faire ? Pourquoi a-t-il toujours l’air si menaçant. Il se dresse froid face à l’être de tendresse. Acier glacé planté dans les mirages verts du désert. Il ne bouge pas.
Il observe son petit protégé quelque temps. Petit enfant si fragile face à cette statue de glace.


" Ce n’est pas grave. " La voix se fait plus douce, froide comme la pluie d’un cimetière au milieu d’un hiver.

La blancheur de ses doigts se lève dans les airs et jouent dans l’entrelacs de finesse. Le brun contraste avec la blancheur florale de la main agile et délicate. Comme un père avec son enfant. Protecteur et protégé. Geste d’affection, de tendresse qui ne se traduit que dans la main quand le reste demeure impassible, immobile.

" Je prierai pour toi ce soir. "

La main se retire, et retourne frôler le noir de la soutane. Albin se retourne et fait à nouveau percuter les pierres de son pas raide et rapide.

" Maintenant, viens avec moi ! "

Il se dirige vers la trouée lumineuse faite dans la pénombre du lieu par l’immense porte de l’entrée.


[ Arrow Une aube embellie. ]
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