[Forum Archive] Jeu de rôle d'interprétation sur forum, concernant un monde futuriste et post-apoalyptique
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Le Roi en Haillons

Aller en bas 
AuteurMessage
Asphodèle



Messages : 2
Date d'inscription : 11/10/2007

MessageSujet: Le Roi en Haillons   Dim 4 Nov - 18:37

Nom : Altevieno (issu de son imagination, il n'a pas de nom)
Prénom : Vincent Asphodèle
Surnom : Asphodèle, Aspho', gamin, l'aveugle, petit sauvage

Âge : 17, bientôt 18 ans.
Race : Totalement humain, tout aussi pédant.
Clan : le sien, il est du peuple, le digne représentant. Ne cherchez pas son aide, il ne vous distribuera qu'un sourire méprisant.
Rang : Bah, vous l'avez mis Cool


Description physique :
L'ado s'avance, dédaigneusement provocateur, d'une démarche féline, exposant ses atours défroquées, affichant un large sourire dans une nuée de fumée. Il est plutôt grand pour son âge, presque complètement formé, la rue l'a dressé à être ainsi: sauvage. Le gamin ne plie jamais et sa peau lézardées de stigmates en témoigne, sa morgue il l'assume, sa morgue le consume. Asphodèle est un peu vouté, mais pourtant, il demeure en lui quelque chose d'altier, d'indompté,
Affichant toujours un visage fixe et impassible, le regard laiteux, auxquels s'ajoutent de fines cicatrices, comme encadrant ses yeux autrefois bleus, en cette débâcle d'affrontements rituels, le rictus toujours pendu aux lèvres, tel le prisonnier qui non content d'assumer son crime aux sus de tous, l'affichait avec fierté, comme d'une obscénité volontaire, exhibée à choquer, exhibée à faire taire.
Il avance, presque débonnaire et vaillant.
Il avance sans même douter, ne serait-ce un instant.
Il avance et arrache la vie à pleine dent, à pleine volée, dans la violence de sa hargne, dans la fougue de ses traits.
Il avance, sans jamais vraiment s'arrêter.
Il continue sur ce chemin qui n'est pas vraiment tracé, attentif, conxientieux, si vous l'observiez mieux, vous vous appercevrez qu'il compte.

Il compte, comme un minuteur, comme l'explosion qui se retient à chaque fois, de retentir le glas, de vous hurler la dernière heure d'une vie qui depuis longtemps coule à trépas.

Les badauds s'écartent au devant de ce gamin louche, qui compte chaque pas, nonchalant, pour ne pas se perdre, pour ne jamais demander de l'aide.
Le soleil brulant éclaire son visages auréolant sa chevelure folle d'un brin d'angélisme, la démarche se fait plus vive, accélérée, Asphodèle est ainsi, toujours décidé, toujours impliqué, à l'instinct plus que de raison, et ses réflexes sont décidément bon.
La vie a sculpté en l'ébauche d'une hargne à vivre, à grandir, malgré les fléaux, malgré l'acharnement, Asphodèle rit bien haut de ses fragiles 18 ans.
Il n'a rien a envié aux grands, sa musculature sèche et pourtant bien présente, témoigne de sa constante incandescence. Il s'anime, toujours, il ne se pose jamais, car s'arrêter signifierait abandonner, car ne plus lutter signifierait mourir. Il est encore presqu'enfant, il en garde un peu les traits, toujours débonnaire, toujours flegmatique. Sur ses lèvres, un rictus jamais ne le quitte. Il affronte, menton volontaire et tignasse envolée, il affronte de ses yeux vides et laiteux, ses yeux autrefois intenses et douloureux.
Il vous affronte dédaigneux, il n'a cure de vos conseils, de vos idées, de vos chimères. Ses yeux vous fixent et vous transpercent, ses yeux balafrés, sa peau si jeune déjà marquée.
Il n'en démordra pas le saloupiaud, il n'en démordra pas jusqu'à avoir vaincu, jusqu'à dominer, si ce n'est l'en face, ce sera le monde entier.
Il est perché, là haut dans le noir, dans son immensité, dans cette tour qui n'est pas d'ivoire et se fait acérée.


Description caractérielle :

Revêche, taciturne et frondeur, le voilà qu'il fonce, sans horreur, sans expression. Il n'a plus rien, plus d'âme trahie par ses prunelles. Elles restent vides, inexorablement, pourtant, il boue, il boue littéralement. Il est de feu, de flamme, cela se pressent, cela se ressent. Il est impulsion, il est action, il vous foncera dessus si cela peut le sauver, il vous écrasera sans pitié. Dans son monde, une seule chose compte : sauver sa peau, plus vite que l'autre qui te veut en lambeau.
Cru, tranchant, Vincent n'a jamais eu l'habitude de se retenir, n'allant pas par quatre chemin, sa franchise est parfois défaut, il ne s'attarde jamais vraiment sur ce qui pourrait blesser.
"Ce qui ne te tue pas te rend plus fort", sa devise, qu'il applique à tous.
Si le gamin déteste quelque chose en plus de tout le reste, c'est bien se voiler la face.
Il se fait un plaisir, de déchirer ce fameux tissu d'un éclair brûlant, aveuglant et douloureux.
Il est ainsi, toujours fier, toujours dédaigneux, éternellement moqueur dans une dignité souvent écorchée.
Il est sali, il pue la rancœur, la barbarie, il est fier mais ne se fie pas aux principes, sans trop d'honneur. La vie te donne des tripes, elle ne te protège pas de tes vices, alors méfie toi toujours de la chaleur, gamin. C'est ce qu'il se dit, d'un sourire hautain.
Il ne sait pas grand chose, tout ce qu'il sait, il l'a appris avec ses poings, avec ses pieds, avec sa hargne et sa chance, il n'est pas très cultivé, il sait à peine lire.
Il ne respecte pas plus l'autorité qu'il pisserait en l'air pour choquer.
Son cynisme seul le réchauffe dans les nuits froides qu'il peut passer, son cynisme, son insolence, son magnétisme, son don à provoquer à faire réagir.

Il est conquérant, bonhomme, il se dresse, se redresse, ne s'autorisant jamais à plier, toujours à sourire, à se moquer.
La vie la construit ainsi, l'a façonné à haïr, à crier, à se jeter dans le vide et pourtant toujours s'accrocher, le gamin vit d'extrême et de contrariété, dont il se joue tel un jongleur, acrobate de l'épée, Damoclès qui le menace et lui, qui la provoque, toujours, de son arrogance mal placée, de sa présence qui agace, de ces airs délurés de gamin des rues souvent salaces.

Il trépigne quant d'autres perdent leur sang froid, une belle bataille l'excitera, comme ce qui se refusera. Ce qu'il veut, il le prend, il le vole.
Il s'en saisit, le brandit, s'en enivre, il en va de tout ainsi, c'est sa vie, ce qu'il lui reste, les étapes le brulèrent déjà, il n'a pas l'intention de s'arrêter aussi bas, il en bouffera, il s'acharnera.
Pourtant, il écoute, l’air de rien, le gamin est attentif, sans affiche, dénué de trop d’expressions qui pourraient l’atteindre, donner des armes aux assaillants de douleur, Vincent avait grandit dans un ballet de pleurs, il avait apprit à retenir ses larmes, à n’être plus qu’un leurre.
Toujours en bataille, contre lui même, ses vêtements souvent en hardes, contre le monde, du regard qu'il lance, méprisant, de son rictus effilant sa vie, de ses yeux meurtris.
Il est la verve, il est la morgue, il est de ceux qui même en cage, déploieront bec et serres, qui jamais ne mourront prisonnier d'autres hères.

A fabriquer ce sourire charmeur, à s'amuser à susciter, il jongle, toujours sur le fil du rasoir alors qu'une myriade de lames le menacent. Il danse sur un pied l'acrobate, comme si sa vie ne tenait plus qu'à ça. Et c'est le cas.



Style de combat et armement : On dit que le temps n'efface pas la mémoire du corps, l'empreinte du passé y fut tatouée et même si lessivée d'une arme quelconque, l'encre est si profonde que la raison n'a pas l'opportunité de comprendre avant l'action.
La mémoire d'un ancien leader de mauvaises âmes perdues d'une maison de correction était là à l'œuvre, et son adversaire avait plus qu'intérêt à savoir parer, car ici, la survie se passait de mot, elle était d'un autre langage qu'Asphodèle parlait couramment.
Il se bat, avec acharnement comme un désespéré. Il a mal? L'autre souffrira encore plus ! Il doit mourir ? Il ne mourra pas seul ! Le gamin est un fruit de la rue, graine maudite de ses avenues, produit de cette ville viciée, décomposée, il se nourrit de ses déchets, il s'est construit son armure à s'y mesurer.
Méfiez vous, il est doué. Il faut toujours se méfier de ceux qui n'ont rien à perdre, rien à défendre, ils se donnent tout entier dans la mêlée, spontanée, éclatant, tranchant. Il est ainsi, et le moindre objet dans sa main pourra être détourné, s'il doit lutter.
S'il doit lutter.


Signes particuliers : Des cicatrices, comme un bandeau couvrant ses yeux, striant son visage, il est aveugle, ses yeux autrefois bleus sont devenu brumeux. Un instint de survie hyper devellopé, une hargne à ne jamais abandonner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asphodèle



Messages : 2
Date d'inscription : 11/10/2007

MessageSujet: Re: Le Roi en Haillons   Dim 4 Nov - 18:37

Histoire :

Cours ! Cours !
Vas-y démènes toi petit, donnes tout ce que tu as, donne tout, car c'est tout ce qu'il te restera. Tout? Si peu.
Tu n'es rien en ce monde, tu n'as jamais été pour eux, qu'un parasite, un inutile à balayer.
Le sort en avait été jeté, dès le premier cri. Là, aux pieds de cette morfale, comme beaucoup d'autres hurlements qui avaient retenti, le tiens c'était ajouté au râle.
Ta vie, c'est ça ta vie: une succession d'ennuis.
Tu ne sais même pas qui tu es, ce que tu sais ? Ce que tu sais, c'est qu'il n'y aura personne pour te sauver Vincent, personne pour te pleurer.
Autant courir, à 200 à l'heure, autant frémir, autant en vomir d'extase, d'horreur, éructer à tout vent ta fureur. Qu'est ce qu'elle te veut cette pute ? Celle qui se dit mère de tous, celle qui se dit création? Elle ne te veut pas du bien, pas besoin d'être malin pour le comprendre, pas besoin d'être cultivé pour l'apprendre.

Cette vie, c'est la tienne. Tu ne l'as pas choisi cette vie, tu n'as pas choisi d'être balloté, d'être trainé de foyers en foyers, de maisons de correction en prison, tu es de la mauvaise graine qu'ils ont dit, eux, les gens de l'inquisition.
Tu n'es même pas un des leurs, qu'ils ont susurré à Zion, non, toi, tu n'as pas été modifié, toi, tu n'as juste pas été assez rapide, tu n'as pas esquivé à temps.
Et voilà, regarde, ou plutôt non, le noir est à jamais, ta seule obsession.
Tes yeux, ont longtemps pleurés ce qui leur restaient de désillusions, le sang des dernières chimères, le sang des dernières lumières. C'était juste après tout, tu vis dans la merde, dans la merde jusqu'au bout. Alors, autant ne pas voir non?
Finalement ce coup, tu as cherché à l'éviter ?

Nombreuses sont les choses dont tu ne te souviens pas, il y a des coups qui t'ont trop secoués, des blessures qui t'ont trop atteintes, ton visage est bafoué des marques de sa sévérité, ta mémoire n'est plus que bribes.
Et c'est tant mieux.
Pourquoi se souvenir de ce qui est odieux ?
Pourquoi ? Suffisamment de pourritures autour de toi, pour en rajouter en gerbes sanglantes. Les bouquets de ta hargnes te suffisent. On t'a nommé ainsi "Asphodèle", tu ne sais plus trop, plus comment.
Peut-être à un de ces moments où tu te vends, oui, tu te vends sans te laisser appartenir pourtant.
Tu te vends, il faut bien survivre, y'à aucun plaisir là dedans.

***


Un autre poing qui fuse.
deux dents.

C'est un coup de pied qui le mettra à terre, alors qu'un craquement ravageur répond au bras qui se tend.

peut-être trois.

C'est un peu bête, la maquerelle lui a déjà dit "Même si ta bouille de mauvais garçon plait, mon mignon, tâche de la garder intacte, c'est ton gagne pain pour les mauvais jours, Asphodèle"
Surtout qu'un dentiste, de nos jours, c'est pas donné ! Beh quoi ? Etait-ce sa faute s'il ne l'avait pas vu venir ?

Un aveugle. Une proie facile.
C'est ce qu'ils devaient se dire.
Le jeune homme qui crispe la mâchoire, la tête penchée comme observant, miséricordieux, les dépouilles de ses agresseurs qui gisent, à ses pieds, telle une offrande au sauveur.
Les cheveux lui tombent, empêchant l'inquisition sur ce visage que vous découvriez émaciés, portant pour l'éternité -ou du moins l'éphémère de sa vie- la marque d'un bandeau meurtris, qui à tout jamais, le liait à l'obscurité.

Il se fait roi d'un royaume solitaire.
Ou l'autre œil du borgne...

N'est que de verre.

Il ricane, shootant une nouvelle fois dans l'un des corps qui se tord et gémit, preuve de vie.
Le Gamin n'est pas un assassin. Juste de ceux qui refusent d'abandonner face au destin.


ça fait quoi ? Près d'un an ?
Ouais, c'est ça. Un an que le vieux est mort. Un chic type, trop porté sur la bibine qui lentement lui avait dévoré l'âme, sans effleurer son cœur, même sur le point de mourir, le vieux s'était inquiété de son devenir, de ses malheurs :

- Mais, Comment feras-tu Quentin ?
- Je m'appelle pas...
- Asphodèle.
le vieux coupa l'ado revêche de sa voix chevrotante, encore embrumée de son 'dernier verre' , pour la route, pour le dernier voyage, le gamin avait même trinqué à... sa santé.

- Laisse moi donc y croire encore...

Asphodèle sursaute de cette main qui a saisi la sienne et par le ton de cet oncle qui, depuis des mois l'a recueillit...

- Croire, croire encore une fois, la dernière... que Quentin est en toi...
Qu'il est, qu'il a été et sera... Une fierté. Un bon gars.


Le "mauvais garçon" sourît, d'une de ses grimaces tristes et pourtant sincère. Pour lui, il s'agit plus d'un inconnu qui agonise, plus qu'un alcoolique dégarni qui disparait, c'était un peu... son père, qu'on lui enlevait.

- Ouais le vieux, qui je pourrais être d'autre ?

Mentir...
Mentir encore une fois
Une dernière fois.

Servir de cortège funèbre aux souvenir d'un autre soi, celui que le vieux aimait tant, Asphodèle, celui que tu remplaçais surement.

Même si tu es persuadé que ce "Quentin" était mauvais, que les jambes brisées du vieux n'était pas un fait étranger, même si tu ne te souviens de rien depuis ce jour, tu sais que tu n'es pas ce 'Quentin' là.

Le vieux sourît et frémit encore, cherchant le regard du garçon qui le veille, comme pris d'un dernier remord, ne croisant que le laiteux glacés de deux yeux qui depuis 6 mois ne se guidaient plus qu'à sa voix.

- Comment...
- Rappelles-toi Thomas, je suis un bon gars. Je me demerderai, t'inquiètes pas.
Tu seras fier de moi.
"


Si le regard est vide, l'âme est pleine de hargne, de haine, mais aussi d'amour pour cette flamme qui s'éteint doucement, rongée par la gnôle que ce fou avait faite, amante de ses vieux jours...
Ses dernières paroles lui ont coutées, comme minuteur de la dernière heure, c'est ça oui, comme dernier annonciateur de la grande faucheuse qui sourit, elle aussi, de lui voler, de nouveau, une vie...
Il sourit encore, et son dernier sourire, à l'éclat d'une mort.

***


" Si tu savais Tom...
Ou peut-être qu'au final, tu t'en doutais, t'étais un honnête homme...
J'en sais pas plus, tu sais. Les souvenirs sont lents à vouloir s'ouvrir, peut-être que tu n'apprécierais pas ce que je fais, ou que tu me dirais de cette voix légèrement pathétique " Un jour, je me rattraperai, un jour, je t'offrirai l'avenir que tu voudras ! "
Eh le vieux, t'es tu au moins demandé un jour, si je partageais ton rêve ?
T'étais un vieux con perdu au milieu d'un monde qui n'existait déjà plus que dans les livres. Ceux que je suis incapable de lire.
Vieux con, t'es ptêt la seule bonne chose qui me soit arrivée, dans cet océan de merde couleur sable.
Mais va pas t'attrister, avec ta voix qui dégorge de poison, va pas t'attrister, même si cette vie ne veut pas de moi : je m'imposerai."



***


Elles sont nombreuses celles qui recherchent à frissonner sous tes mains calleuses, à observer l'enfant pas tout à fait homme, elles paient bien, en général. Tu sais faire semblant d'aimer, tu sais. Tu ne dis rien dans ces moments là. Pourquoi faire? Elles parlent, elles remplissent l'air, elles ont tant à dire, elles se foutent du réceptacle tant que ça peut accueillir.
Tu les juges, durement, tu te fous de leur serments, la seule tendresse que tu leurs accorderas, ce sont dans tes gestes, elles paient pour ça. Un gamin des rues, ça excite, cela à un arrière goût d'interdit, de dangereux, de survie !
Comme si le chaos de Babel n'était pas suffisant, comme si les sanglots d'Assiah n'étaient pas assez stridents. Déperditions, chutes, qu'importe le côté, ils sont tous en train de se ramasser, tu le sais toi, gamin. Tu t'en fous, tu bouffes ton pain. Tu avances, tu n'as pas le choix, tu te bats, encore, et toujours. Tu n'as pas de camp, tu n'en veux pas. Défendre une idée? Pas pour toi.


***


- Tu veux en savoir plus sur Asphodèle ?
Allez ma jolie, y'à des gars plus simple que ça, et puis, il est jeune tu vois, à cet age là, on se fixe pas.
Ah tu cherches l'aventure ?
Peut-être qu'il te l'offriras. Tant que t'as de quoi payer...
Les Garçons ? Non, il prend pas, les garçons, il se fout des homos, il a rien contre eux, c'est juste que, c'est pas son truc tu vois ?
Il est arrivé... Y'à 3 mois je crois, ouais, c'est ça, 3 mois, faut dire qu'il a tapé dans l'œil de la patronne ! Elle a vu le potentiel du gamin, y'à pas que son corps tu sais, il est ptêt qu'humain, mais en tant qu'aveugle...
"Il voit avec les mains"
si tu vois ce que je veux dire...


Elle émet un petit rire rauque et gras.

- Si ça paie cher, il peut parfois déroger à ses préférences voir... -elle chuchote- donner son sang, c'est qu'il a un goût de déchainé, un goût de violence qu'on peut pas contrôler, une hargne à survivre. Ouais, un sauvage plutôt, j'aime pas ses manières. Il s'en fout de tout, il t'aide pas, tu peux crever devant lui en gémissant, qu'il te laissera là, un sourire méprisant aux lèvres.
Ce rictus, le quitte pas. La boss' va le présenter aux fleurs de Gehenne, parce que Môssieur se fait vacataire tu vois ?
Et qu'on lui a dit qu'il y avait un max de blé à se faire pour les p'tites gueules de son genre.
Nan, nan, pas un Erelim, j't'ai dis, il refuse de rentrer dans les moules ce con, soit disant pour n'appartenir à personne, en tout cas, il appartient à sa merde, elle lui coule des yeux.
S'il l'a voit pas, il doit la sentir au moins.
Ce p'tit con, à ce rythme, tardera pas à crever.

Elle hausse les épaules soudainement agacée.

- Puisque je te dis que j'en sais pas plus ! On sait pas d'où qu'il vient, c'est juste qu'un chien, qu'un de ses gamins dépravés prêt à te mordre alors que tu lui donnais un bout de pâté.
Ouais, qu'un galeux, qu'un enragé qu'il faudrait piquer.



***


" Eh vieux, tu sais, parfois, j'ai cette image qui m'éclate la cervelle, je cours, je cours encore, je cours tout le temps.
On me court après et...
Faut que j'aille loin, loin avant qu'ils me chopent, je sais pas qui c'est.
Et je vois son visage à elle, il est pas beau, il est plutôt commun, c'est une gamine, elle m'appelle, enfin je crois que c'est moi qu'elle appelle, j'arrive pas à savoir, parce que je l'entend pas, je la vois juste crier, elle est pas belle, non vraiment pas, elle a rien de bien attirant.
Pourtant j'arrête pas de penser à elle.
ça te ferait rire, hin le vieux ?
ça te ferait rire de savoir que je peux penser à quelqu'un d'autre."




Ps de l'auteur : tout petit clin d'oeil à un de mes anciens prof' de français
(qui ne verra jamais ce forum huhuhu),
qui m'avait donné ce surnom, que je met en titre.

Avatar by Gunmgally
Image profil par AyameFataru
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Le Roi en Haillons
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Cabinet Poitevin des Avoks Haillons
» Président de pacotille dans un pays zombifié, accoutré de haillons roses

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Babel :: [ Demandez et l'on vous donnera. ] :: Présentation :: Sans Clan (du peuple) [validée]-
Sauter vers: